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Traduction : “Vous ne les arrêterez pas, mais vous pouvez vous protéger. Votre Créateur connait votre intérêt mieux que vous”

Cette photo, qui circule parmi les internautes égyptiens, nous a été transférée par l’un de nos Observateurs. Son message s’adresse aux femmes : sortez voilées pour éviter que les hommes ne vous tournent autour comme des mouches.

Cette campagne virale - le texte est en arabe égyptien, mais nous n’avons pas pu identifier l’origine du document - incite les femmes à porter le niqab, c’est-à-dire une tenue qui couvre entièrement le corps et ne laisse que les yeux découverts. En Egypte, le hijab, qui ne couvre qu’une partie du visage, est de plus en plus porté, mais le niqab reste lui très minoritaire.

“Je trouve ça insultant de comparer la femme à une sucette”

Farnaz Seifi est une féministe iranienne. Elle a porté le voile jusqu’à son arrivée en Europe l’année dernière.

” Mon expérience de femme dans le seul pays du monde où le port du voile est obligatoire m’a appris que cela ne nous prémunit en rien du harcèlement sexuel. En Iran, même les femmes qui portent le tchador [en Iran, le tchador est noir ; il couvre tout le corps et ne laisse que le visage apparaître] sont victimes de harcèlement. Même dans la rue ! J’ai rencontré beaucoup d’hommes en Iran qui affirment qu’une femme voilée est plus sexy.

Cette campagne découle d’une interprétation vraiment radicale de l’Islam. C’est de la pure propagande. Dans les textes islamiques, il est écrit de couvrir les cheveux et le cou, pas le visage. Et personnellement, je trouve ça insultant de comparer la femme à une sucette. Quelles que soient les personnes à l’origine de ce message, ils voient la femme comme un objet sexuel et comme un être inférieur. Limiter le choix des femmes ne sera jamais la bonne solution contre le harcèlement sexuel.

En Iran, on porte des jeans, des Converse et des foulards qui cachent à peine nos cheveux. On a réussi à adapter le foulard à la mode. Depuis que j’ai quitté l’Iran, je n’ai jamais plus porté le voile. Au début, j’étais vraiment heureuse. Je ne l’avais pas choisi et je n’ai jamais aimé le porter. Je n’avais d’ailleurs même pas pris de foulard dans ma valise.”

“Si elle [ma femme] décidait d’enlever son voile, je ne m’y opposerais pas.”

Abdul Monem Mahmoud est un blogueur membre des frères musulmans. Il vit au Caire.

” Selon la charia, la femme doit porter un voile qui couvre sa tête et son corps. Mais je pense que c’est sa volonté qui compte avant tout. Ma femme porte un voile qui couvre sa tête et son corps, mais elle a un jean en dessous. Si elle décidait d’enlever son voile, je ne m’y opposerais pas. Je respecte ses choix.

Le voile n’est pas un gage de respectabilité. C’est le comportement des femmes qui compte, leur éducation, leur intelligence. Car je connais des femmes voilées qui agissent contre la morale islamique.

Selon moi, cette image est réductrice parce qu’elle affirme que seule la femme voilée est “sérieuse”. Cette vision a de nombreux adeptes dans la société arabe et égyptienne. Les télévisions arabes prêchent souvent pour un voile complet. En Egypte, certains leaders religieux recommandent le “niqab” ou même la “burqa”. Mais je pense que c’est étranger à notre culture et à la religion musulmane.

C’est un discours influencé par le modèle iranien et par les wahhabites. Nous devons faire attention à ce que véhiculent les chaînes du satellite. Je suis un frère musulman, mais je respecte la liberté de chacun. Et la femme doit vivre en conformité avec ses désirs.”

Réactions publiées sur le site Les observateurs de la chaine d’information continue France24

publié dans : Islam
Mardi 1 juillet 2008
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د. خــالد الطـراولي

ktraouli@yahoo.fr

 

لم أر أصعب على الإنسان في مشوار حياته المتنوع بين أفراح وأحزان، ونعم وابتلاء، ومسرات وفواجع، من مفارقة أهله وذويه فراقا ظرفيا أو أخيرا، حيث التقت عناصر العقل بالوجدان والعاطفة، والحب والود، والعشق أحيانا بصلة الرحم المقدسة من أبوة وأمومة وأخوة...

كان عمره لا يتخطى الرابعة، بدأ يركّب الحروف ويدفع بالكلمات دفعا يروق له ولنا، يكثر الأسئلة المقلوبة وغير المفهومة أحيانا، ولكنه لا يصمت أبدا، فقد اكتشف أن الكلمة منطلق لحريته وللخروج من قفص السكون أو البكاء، ولن يفتكها منه أحد، فهي جناحاه الذان يطير بهما نحو اكتشاف ما حوله والتعبير لمن يريد أو لا يريد، عما يريد، وتبليغ مقصده...

عندما ولجنا بوابة المطار ووصلنا إلى نافذة القمارق وأنا أصحبه وأمه واخوته في رحلة عودة إلى أرض الوطن، تأخرت قليلا وأردت توديع الجميع حيث سطّر لي القدر مكاني الذي لا يجب علي تجاوزه فلكل منزلته ومستقره، التفت إلي صغيري وقال لي : ألا ترافقنا يا أبي؟... لم أجبه حياء وألما... فأعادها ثانية : ألا تصحبنا يا أبي؟...

قلت وقد حاولت إظهار ابتسامة أتمنى أنها لم تخني : اسأل أخاك فقد سألنيها من قبل. ثم واصلت وقد نسيت أني أخاطب البراءة والطفولة : اسأل الحاكم، اسأل الضمير، اسأل الدستور، اسأل حقوق المواطن والرعية...

تلقفتها أمه وأنقذتني : سيلحق بنا ياعزيزي عندما ينهي أعماله ولن يطول غيابه. ثم أردفتها بهمهمة : هي السياسة ولكن لا ألعنها، والحمد لله على كل حال و" إنما يوفّى الصابرون أجرهم بغير حساب" !!!

قلت : نعم هي السياسة وهي مطيتي إلى الآخرة، فهو باب أكرمنا الله به عسى أن نطرق به باب الجنة إن أحسنا الطرق والإجابة...

نظر إلي الصغير ولم يفهم ما يدور حوله، ثم أعاد باكيا : لماذا لا تصحبنا يا أبي؟؟؟

رفعته إلى أحضاني وقلت له : لقد أراد أبوك يابني أن يعيش جزء من حياته من أجل وطن أحبه وأحب أهله، لكن بعضا من أهله سامحهم الله جاروا عليه ولا يريدون رؤيته!

فقال مستغربا : عد معنا يا أبي ولا تريهم وجهك، ابق معنا في البيت مع جدي وجدتي ولا تخرج إليهم!

قلت وقد غلبتني العبرات وأنا ابحث عن لسان جفت أطرافه : يابني، إنهم لا يحبون رؤيتي وبمنعونني من الدخول!

فأجاب بسرعة : نأخذ معنا أبناء عمي وخالي ونتغلب عليهم ونعود وندخل البلاد!!!

قلت ضاحكا : أي بني لهم أيضا أخوال وعمومة وخاصة كثير من الأصهار، وسيغلبوننا لا محالة!

قال بنبرة الفائز: أنت لا تعرف قوتنا وقوة أبناء عمي، فكلهم يلعبون في الكاراتيه !!....

ازداد تبسمي وضحكي ولكنه ضحك يخفي الكثير من الألم، والتفت إلى أمه مداعبا : ابنك قد حسم أمره ويريدها بقوة  ودون تلكؤ!

قالت وهي تهز رأسها : رحم الله امرأ عرف قدر نفسه!

قلت : الحمد لله أن عوضني عن الوطن بزوجة صالحة وذرية طيبة وراحة ضمير!

نظرت إلي وابتسمت قائلة : وهل يعوَّض الوطن ؟

قلت : أنتم الوطن حين يغيب الوطن !  

زدت احتضانا لصغيري وسقطت بعض الدموع فلامست وجنتاه فألقى رأسه إلى الوراء وقال غاضبا : لقد بللتني بالماء يا أبي!

ضممته ثانية وهمست له بكلمات لم يسمعها غيره ولم يفهمها هو... إلى اللقاء ياصغيري، إلى اللقاء في تونس....

24 جوان 2008

ينشر بالتزامن مع موقع اللقاء الإصلاحي الديمقراطي www.liqaa.net

 

publié dans : politique Tunisie
Mercredi 25 juin 2008
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Censure sur Internet: le cas de la Tunisie

22 jun 2008Par Carpe Diem

Afin de comprendre les mécanismes de la censure sur Internet en Tunisie, OpenNet Initiative (ONI) (1) a testé en 2005, de l’intérieur du pays comme de son extérieur, 1923 sites Internet. L’étude a révélé que 187 (10%) des sites testés étaient bloquées à l’intérieur du pays.

L'Etat emploie divers moyens pour censurer : des lois qui punissent d’emprisonnement « la diffamation des officiels du pouvoir » ou « la publication de fausses nouvelles »( voir le cas de Maître Abbou); du matériel technologique de filtrage du web hautement sophistiqué (l’utilisation de l’outil de filtrage SmartFilter, un produit de l’entreprise américaine Secure Computing), et des pressions informelles pour limiter l’accès. Toutes les voix d’accès à Internet sont contrôlées :l’Agence Tunisienne d’Internet (ATI) étant l’unique fournisseur de réseau aux différents fournisseurs d’accès, le filtrage s'exerce ainsi en amont. La majorité des internautes tunisiens ont accès au web via des lieux d'accès public à Internet (appelés Publinets en Tunisie) qui assurent le traçage des usagers : contrôle de la navigation des utilisateurs par l’administrateur du Publinet, obligation de communiquer son numéro de carte d’identité nationale pour avoir un accès.

L’étude identifie 4 catégories principales de sites censurés : les sites d’opposition politique, les sites de défense des droits de l’homme, les sites renseignant sur les moyens de détourner la censure et les sites au contenu pornographique.

Pour couvrir le maximum de sites bloqués, trois types de listes de sites ont été identifiés et testés par ONI: une liste de sites à « fort impact », spécifiques à la Tunisie et de nature à être bloquées pour leurs contenus (par exemple, opposition politique), une « liste globale » de sites couvrant des contenus divers (allant des sites d’actualités jusqu'aux sites d’information sur le hacking), et une liste de sites bloqués automatiquement par filtrage de SmartFilter.

Quelques graphiques illustrant le résultat des tests (cliquez sur le tableau pour agrandir)

Global+List.JPGHigh+impact+results+by+category.JPG

smartfilter+1.JPG

smartfilter+2.JPG

L’étude révèle deux points importants: les censeurs ne se contentent pas uniquement du filtrage automatique assuré par SmartFliter, mais choisissent le contenu à censurer en ciblant des sites à fort impact. Et puis la censure est renforcée par le blocage des sites ou des serveurs proxy qui permettent à l'internaute de contourner le blocage et de naviguer anonymement.

 

Pour lire l'intégralité de l'étude, ici.

Pour plus d'informations sur la censure en Tunisie, ici.

 

(1) L’OpenNet Initiative a pour objectif d’enquêter, d’analyser et de diffuser les pratiques de censure et de surveillance sur Internet. Elle est le fruit d’une collaboration entre quatre centres de recherche universitaire américains, canadiens et anglais : le Citizen Lab at the Munk Centre for International Studies de l’université de Toronto, le Berkman Center for Internet & Society d’Harvard, l’Advanced Network Research Group de l’université de Cambridge et l’Oxford Internet Institute de l’université d’Oxford.

http://www.mediapart.fr/club/blog/carpe-diem/220608/censure-sur-internet-le-cas-de-la-tunisie


publié dans : informatique
Mercredi 25 juin 2008
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Le taux de succès à la première session des épreuves du baccalauréat en Tunisie a été cette année de 49,62 pour cent, avec un total de 74 817 candidats ayant obtenu la moyenne nécessaire. Le taux de succès chez les filles a été légèrement supérieur, à 51,55 pour cent.

S'exprimant samedi 21 juin, jour de publication des résultats, le Ministre tunisien de l'Education Sadok Korbi a souligné que le taux général de réussite devrait être supérieur à l'issue de la session de rattrapage, qui doit débuter le 24 juin.

Le Ministère de l'Education avait mis à la disposition des candidats plusieurs moyens pour connaître leurs résultats, parmi lesquels le téléphone, l'internet et, pour la première fois, des messages SMS envoyés sur leurs téléphones portables.

"Je viens tout juste de recevoir un SMS me disant que j'avais réussi", a expliqué Nour Eddine Ouati à Magharebia. "C'est un moyen très efficace de connaître ses résultats, mais je ne vais pas me priver du plaisir d'aller à l'école dimanche pour m'assurer que mon nom figure bien sur la liste des candidats reçus."

Nour est loin d'être la seule dans son cas : durant le week-end, la capitale tunisienne s'est remplie de groupes d'élèves cherchant à obtenir leurs résultats par le biais de leurs téléphones portables.

Pour ceux qui ont passé avec succès les épreuves de la première session, la bonne nouvelle a été célébrée. Dans l'ensemble du pays, on a pu voir des familles jouer de la musique et distribuer des rafraîchissements aux amis et aux voisins. Plusieurs journaux tunisiens avaient organisé des "Nuits du baccalauréat". Les chaînes de télévision et les stations de radio s'étaient jointes aux festivités en diffusant des chansons pour féliciter les candidats chanceux et en remettant des prix aux meilleurs d'entre eux.

Les candidats reçus ont accueilli ce changement de rythme avec un immense plaisir.

"On peut s'amuser et passer un été détendu, pour rattraper le dur travail de toute une année et se préparer pour l'entrée à l'université, ce qui ne sera pas plus facile que le bac, parce que penser au travail sera la chose la plus importante", a expliqué Doha à Magharebia.

Le baccalauréat de cette année a pour la première fois comporté des changements dans les programmes de l'enseignement secondaire tunisien, destinés à répondre au marché du travail, a expliqué le Ministre de l'Education.

Pour la première fois en effet, des épreuves ont été organisée en sciences des médias, où le taux de succès a été de 50 pour cent.

Le taux de réussite dans les filières scientifiques a dépassé les 62 pour cent. En sciences expérimentales, il a été de 72,5 pour cent. En maths, il a été de 71,43 pour cent, dans les filières littéraires, 30 pour cent, en économie et gestion, 48 pour cent et en sciences et technologies, 53 pour cent.

Le Ministère de l'Education a expliqué que 57 000 enseignants de l'enseignement secondaire avaient été mobilisés pour surveiller les examens et 12 000 pour les corriger. Le coût total des épreuves du bac 2008 s'est établi à 8,7 millions de dinars.

http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/fr/features/awi/features/2008/06/23/feature-01

publié dans : INSOLITE
Mercredi 25 juin 2008
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Correspondants en Tunisie/Fethi Djebali,Thamer Mekki ,Youad Ben  rejeb


En Tunisie, les expulsés d'Europe sont livrés à eux-mêmes. Aucun programme de prise en charge ou de soutien n'est prévu, ni par les autorités, ni par la société civile. Sans ressources, ils doivent en plus soutenir le regard d'une société qui perçoit l'expulsion comme une honte, et n'envisagent de salut que dans un nouveau départ.

 

Wajdi Rahali se sent  plus étranger ici, en Tunisie, son pays d'origine, que là-bas, en France. C'est par la mer, dans une embarcation de fortune, qu'il a gagné clandestinement l'Europe en 2004 à la recherche d'un travail, d'un mieux être, d'un avenir. Une aventure qui s'est brusquement arrêtée en 2007, suite à un contrôle policier de routine. Commençait alors pour Wajdi un terrible périple entre les centres de rétention pour étrangers illégaux de Toulouse et de Bordeaux, en France. Il y est détenu en attendant son expulsion. Par deux fois, il refuse d'embarquer dans l'avion à destination de Tunis, et écope pour cela d'un mois de prison. « On a alors décidé de me reconduire par bateau, où le refus d'embarquement ne tient pas ». En bateau, les expulsés sont facilement isolables et, contrairement à l'avion, les autres passagers ne se rendent pas souvent compte de leur présence à bord. A son arrivé à Tunis, il a du passer une nuit au poste de police et se soumettre à un bref interrogatoire. « Ensuite, on m'a tout simplement laissé partir ». Il est arrivé de nuit dans sa ville natale, à El Hawaria, au centre de la Tunisie, « complètement détruit et sans le sou ». Ce retour à la case départ, Wajdi a mis des mois à l'accepter. « C'était très difficile d'oublier le passage par les centres de rétention et surtout l'angoisse provoquée par l'attente du moment où on viendra vous chercher », raconte-t-il. Un an après son expulsion en Tunisie, il est toujours au chômage et se retrouve face aux mêmes circonstances qui l'ont poussé à affronter la mer une première fois. « Aujourd'hui,  je ne rêve que de repartir. J'ai plus d'attaches là-bas qu'ici. » En France, Wajdi a laissé un bébé de 4 mois et sa compagne française.

 

Vivre caché

En Tunisie, à la différence d'autres pays (voir encadré), aucune prise en charge n'est prévue pour les immigrés clandestins reconduits. Ils retrouvent le chômage qu'ils avaient fui, auquel vient s'ajouter un manque de moyens plus criant encore. "Quand on est expulsé, on revient sans rien dans les poche et avec pour uniques vêtements ceux qu'on portait quand lors de l'arrestation", raconte Chokri, expulsé d'Italie. En Tunisie, alors qu'un véritable tabac médiatique entoure  le phénomène de  l'émigration, aucun chiffre ne filtre quant aux candidats qui ont fait l'objet d'une expulsion. Selon les chiffres de la Cimade (Comité inter-mouvements auprès des évacués, basé en France), 2000 tunisiens ont été placés dans les centres de rétention français en 2007, dont 837 ont été présentés à l'embarquement. Le nombre effectif des reconduits reste une  grande inconnue, tout comme le destin qu'ils ont du affronter à leur retour au pays. Contrairement à ceux qui réussissent  dans le pays d'accueil et qui retournent en affichant leur réussite et jouissent de ce fait d'une certaine reconnaissance sociale, la plupart des expulsés vivent cachés. Aux yeux de la société tunisienne, l'expulsion est perçue comme une honte. "Il est difficile de rencontrer les gens en portant  une telle déception, confie Chokri. Après l'expulsion, il m'a fallu beaucoup de temps  pour me ressaisir et réaliser que le rêve est brisé". Tarak, également expulsé d'Italie, ironise : "je venais d'envoyer des colis à la famille, juste avant mon arrestation. Je suis même arrivé avant le colis".

 

Se reconvertir...ou repartir

Beaucoup d'expulsés, affectés par l'expérience des centres de rétention, sombrent dans la dépression. "Six mois après mon retour, j'ai du prendre des médicaments pour pouvoir résister", raconte Wajdi. Selon Mahdi Mabrouk, sociologue spécialiste de l'immigration clandestine, "en l'absence d'un encadrement ou d'un programme de réinsertion,  il arrive

aussi que certains expulsés se convertissent en Harraga (passeurs) et mettent leur expérience  au profit de nouveau candidats attirés par l'eldorado européen". Mais la plupart caressent toujours le rêve de repartir. "La vie devient de plus en plus chère et  chaque jours les prix augmentent. Je ne crois pas que je m'en sortirai avec ce que je gagne actuellement", affirme Chokri, qui, après son expulsion, est resté chômeur pendant un an avant de trouver un travail dans la décoration. "J'ai réussi à passer les frontières une fois mais j'été expulsé. Je veux tenter le coup  pour la deuxième fois", témoigne Chokri .Wajdi caresse aussi l'espoir de revoir son bébé et de retrouver sa compagne restés en France.

 

Fethi Djebali et Thameur Mekki

Mali : les expulsés se regroupent

Au Mali, les expulsés ont une association qui leur offre soutien médical, psychologique,  financier et  conseil juridique. L'Association malienne des expulsés (AME) est dirigée par un bureau constitué de 6 membres "tous expulsés". L'AME compte aujourd'hui 147 membres  entre expulsés ou sympathisants. Créée en 1996, l'association apporte un soutien ponctuel et d'urgence aux expulsés, les aide à recouvrir  leurs biens restés dans les pays d'accueil  et sensibilise  les populations et les pouvoirs publics à leur cause. Sa  mission englobe aussi  l'accueil des expulsés à l'aéroport, le suivi médical, l'hébergement provisoire et  l'assistance juridique. Souvent sans ressources et dans une situation de rupture socioprofessionnelle dû à leur expulsion, l'association aide également les reconduits à  monter leur projet et acquérir un fonds pour démarrer une activité leur permettant d'avoir un revenu afin de  pouvoir de nouveau avoir une vie « normale ».                                                                  Youad Ben Rejeb

http://www.lepost.fr/article/2008/06/25/1213582_tunisie-les-expulses-plus-etrangers-ici-que-la-bas.html
publié dans : politique Tunisie
Mercredi 25 juin 2008
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Tunisie : Larmes de crocodile pour célébrer le départ de Lemerre : Lu dans l’hebdo « Sports », de lundi 23 juin 2008
Merci pour nous, M. Lemerre !

Jusqu’au bout il aura été égal à lui-même, parce que dans sa façon d’être, personne ne peut l’égaler. Distant, dédaigneux, agressif. Personnellement je reproche à mes confrères de s’être précipités sur lui pour une photo-souvenir. Car il leur a lancé : “Je ne vous aime pas ; je n’aime pas la presse”.

Nous sommes un peuple fier. Mais il nous arrive aussi d’être obséquieux, par excès de gentillesse, par excès d’hospitalité. Et puis sans xénophobie aucune, n’oublions pas le mythe de la lanterne de Bab Menara : elle n’éclaire que les étrangers.

Nous avons eu Kasperczak et cette capacité qu’il a eu à s’intégrer dans la société tunisienne, à parler à la télévision et à se considérer comme un grand frère pour nos internationaux. Les images d’un Kasperczak en sanglots à la mort de Berrekhissa révélaient une fibre affective pathétique. Une capacité à aimer et à se faire aimer.

Et feu Scoglio : il disait “notre football”, “notre pays”, “nos journalistes”, et il versait des larmes lors de l’hymne national.

A-t-on jamais vu Roger Lemerre faire des concessions à sa nature humaine, tenir un discours affectif vis-à-vis du pays qui l’a hébergé durant six ans et qui l’avait hébergé lors des années 80 ? Chaque fois qu’il se retrouve au creux de la vague, c’est la Tunisie qui lui tend la perche.

Quand il est arrivé en 2002, nous nous sommes dit qu’il fallait l’aider à se reconstruire, à sortir du traumatisme mondialiste de 2002. A l’évidence il aura traîné ce syndrome post-traumatique durant toutes ces six années à la tête de la sélection ; six années durant lesquelles il exigeait qu’on le vénère, qu’on lui fasse allégeance, qu’on encaisse, qu’on subisse ses diatribes que nous déchiffrions des phrases inintelligibles, et qu’il se mettait à débiter frénétiquement chaque fois qu’il s’enfonçait dans le marécage des incertitudes, là où il se sent à l’aise, à l’aise dans l’hérésie.

Nous nous sommes tués à lui faire comprendre que nous étions contents de l’avoir pour sélectionneur national.

Qu’il était chez lui. Une sorte d’appel affectif qui l ‘a toujours laissé de marbre. Parfois, le redécouvrions-nous plutôt mystique sur les bords, sinon fortement marqué et conditionné par certains déterminismes.

Au soir de la victoire de la France en Coupe du monde (98) l’angélique Aimé Jacquet eut cette réplique : “Non je ne pardonne pas » (à la presse sportive) . Et ce fut le transfert :

Lemerre débarque chez nous avec la même haine vis-à-vis des médias. Oui, mais c’est la presse française qui l’a descendu en flammes au Mondial de 2002, et non la presse tunisienne.

Samedi soir, il eut son show habituel : une cameraman de la télé agressée. Comme il l’a fait en 2004. Et quelques-uns parmi nos confrères le sollicitent pour une photo-souvenir !

Un homme qui plane ; en proie à des crises existentielles, conscient de ne pas valoir grand’chose comme entraîneur et qui ne peut pas ranger ses griffes.

Bonne chance M. Lemerre. Sans vous l’Equipe Nationale ne s’en portera que mieux. Et en tout cas, là où vous allez, vous regretterez ces journalistes tunisiens que “vous n’aimez pas”. Ils ne vous aiment pas non plus. Mais au moins ils vous auront témoigné du respect.

KHALSI Raouf
http://www.lopinion.ma/spip.php?article18872
publié dans : SPORT
Mercredi 25 juin 2008
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Le terrorisme : une aubaine pour les tortionnaires tunisiens ?
Amnesty International condamne les dérives de la lutte anti-terroriste en Tunisie

« Les autorités tunisiennes recourent à des mauvais traitements de détenus sous le couvert de la lutte contre le terrorisme ». Amnesty International a établi un rapport accablant sur la torture en Tunisie. Il a été présenté, lundi, à Paris. Les défenseurs des droits de l’homme, accompagnés d’avocats tunisiens, condamnent les dérives de la lutte anti-terroriste au sein du régime de Ben Ali, en place depuis 1987. Les autorités tunisiennes rejettent les conclusions du rapport en bloc.

Ziad Fakraoui, Oualid Layouni, Mohamed Amine Dhiab… tous arrêtés, tous torturés, tous condamnés au nom de la lutte contre le terrorisme. Une fois que des présumés « terroristes » disparaissent, un long parcours du combattant commence pour eux. Incarcérés dans un lieu inconnu de leurs familles, tout est bon pour les faire « parler » et les méthodes utilisées à leur encontre dépassent l’entendement : tabassages en règle, brûlures de cigarettes sur tout le corps, décharges électriques, suspension au plafond, simulation de la noyade, simulacres d’exécution... « La procédure légale ne commence qu’une fois qu’ils auront avoués », explique Denys Robillard, ancien Président de la section française d’Amnesty International. Avec l’adoption de loi anti-terroriste en 2003, des centaines de personnes, y compris des mineurs, ont été arrêtées pour des infractions liées au « terrorisme ». Beaucoup ont été contraints à des « aveux » sous la torture et se sont vus condamner à de lourdes peines, voire à la peine capitale, suite à des procès jugés inéquitables par les défenseurs des droits de l’Homme.

Le terrorisme, une définition très vague en Tunisie

« Le gouvernement tunisien cherche à tromper le reste du monde en présentant une image positive de la situation des droits humains dans le pays tandis que ses forces de sécurité persistent à commettre des exactions qui restent impunies ». Tel est la conclusion du rapport d’Amnesty International présenté, lundi, à Paris. Intitulé Au nom de la sécurité : atteintes aux droits humains en Tunisie, le rapport ternit un peu plus « l’image de marque de la Tunisie », comme le souligne Samir Dilou, avocat tunisien spécialisé dans les droits humains. L’organisation de défense des droits de l’Homme y explique que, sous couvert de lutte contre le terrorisme, arrestations, disparitions, exactions envers les détenus et procès inéquitables se multiplient en Tunisie depuis fin 2003.

Cependant, la définition du terrorisme demeure très vague à l’heure actuelle en Tunisie comme dans d’autres pays. L’article 4 de la loi tunisienne définit un acte de « terrorisme » comme tout acte, quel qu’en soit le motif, en relation avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de terroriser la population et de répandre la peur dans le but, entre autres, d’influencer la politique de l’État et de le contraindre à effectuer certains actes ou de l’en empêcher, ou de troubler l’ordre public et la sécurité internationale. Cependant, certains termes employés restent imprécises et des infractions qui devraient relever du droit pénal ordinaire sont réprimées comme des actes de « terrorisme ». Leurs auteurs risquent d’être condamnés à des peines beaucoup plus lourdes à l’issue de procès inéquitables devant des tribunaux militaires, explique Amnesty. De plus, M. Dilou affirme que son pays « combat un risque (terroriste, ndlr) virtuel mais qui a des chances de devenir réel. A force, le régime tunisien est en train de fabriquer des bombes humaines ».

Les avocats tunisiens témoignent

L’indépendance de la justice n’est pas garantie en Tunisie. Les droits de la défense sont bafoués tout comme les règles de procédures. Anouar Koursi, avocat membre de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH) et M. Dilou connaissent parfaitement le système. Après avoir passé dix ans dans les geôles tunisiennes pour avoir dirigé un syndicat estudiantin, M. Dilou devient avocat et témoigne aujourd’hui des conditions difficiles dans lesquels sont contraints de vivre ses confrères, comme tous les défenseurs des droits humains. « On est épiés, suivis, nos courriers postaux et électroniques sont interceptés, nos téléphones sont sur écoute, nos familles sont poursuivis… La vie est si difficile que le seul choix à notre disposition est l’exil ».

« Les agressions à l’encontre d’avocats tels que nous sont fréquentes. Les autorités menacent les familles de victimes qui viennent nous voir et nous empêchent de visiter nos clients quand on le souhaite », ajoute M. Koursi, autre avocat membre de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH). Après de brillantes études en France, M. Koursi déclare être revenu en Tunisie, pensant que l’arrivée de Ben Ali au pouvoir, voici 21 ans, serait synonyme de « vie meilleur ». « J’ai vite compris que je m’étais trompé », déclare t-il. Pourtant, M. Koursi comme M. Dilou ne cèdent pas à la pression. « Si tout le monde s’exile, qui restera pour défendre ceux qui n’ont pas les moyens de partir et protéger notre pays ? », se justifie M. Dilou.

Les gouvernements amis de la Tunisie, dont la France, visés par le rapport

Amnesty estime qu’aucun individu ne doit être livré ou extradé vers un pays dans lequel il risque d’être incarcéré comme prisonnier d’opinion, d’être condamné à mort, d’être victime d’actes de torture ou de peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Un procès équitable doit également être garanti aux individus extradés ou livrés à un pays tiers, selon l’organisation. Or, les reconduites à la frontière de nombreux ressortissants tunisiens se sont multipliées ces dernières années. Renvoyés contre leur gré d’Italie, de France ou des Etats-Unis vers la Tunisie, ils ont été victimes de torture, de détentions illégales et de procès inéquitables à leur arrivée alors même que les gouvernements, explique M. Robiliard qui a participé aux missions d’enquête pour le rapport, connaissent sûrement les risques encourus par ces Tunisiens.

Par ce rapport, Amnesty s’adresse ainsi aux Etats qui soutiennent implicitement le régime de Ben Ali, la France en premier lieu. Ce rapport intervient suite à la visite de Nicolas Sarkozy en avril dernier en Tunisie mais aussi à la veille de la présidence française de l’Union européenne (UE) et du lancement de l’Union pour la Méditerranée (UPM) en juillet. Les défenseurs des droits de l’Homme, tunisiens comme internationaux, qui attendaient beaucoup de celui qui lança l’idée de la « diplomatie des droits de l’Homme », n’ont eu, en guise de réponse, qu’une phrase : « L’espace des libertés progresse en Tunisie ». Une appréciaition que beaucoup n’arrivent pas à digérer… « Le commerce est important entre les peuples mais il ne peut tout justifier », indique M. Koursi. M. Dilou ne manque pas de rappeler que si l’UPM se forme, elle « sera constituée d’au moins cinq dictatures qui pratiquent la torture ». « On ne peut construire l’UPM en faisant l’impasse sur les droits de l’Homme », lance M. Robiliard.

La Tunisie rejette les accusations d’Amnesty

Cependant, la Tunisie réfute en bloc les accusations formulées par les organisations de défense de droits de l’Homme. Dans un communiqué publié lundi, les autorités déclarent qu’« Amnesty International a publié son rapport sans prendre soin d’en vérifier la véracité, des allégations fallacieuses véhiculées par des entités et des individus connus pour leur partialité et pour leurs partis pris contre la Tunisie ». Cependant, M. Robiliard affirme que son organisation a eu une démarche transparente envers les autorités. Une fois le rapport envoyé, « on a demandé des commentaires de la part de hauts responsables tunisiens ». Mais « aucune réaction n’est parvenue de leur part », souligne Hassiba Hadj Sahraoui, sous-directrice des programmes Afrique du Nord / Moyen Orient au Secrétariat international d’Amnesty à Londres. Les autorités reconnaissent, tout au plus, de « petits dépassements individuels » qu’il faut, selon eux, « sanctionner ». Mais, « le régime tunisien est basé sur quatre piliers : minimisation, hypocrisie, prévention, terreur », estime M. Dilou. La torture et autres violations des droits humains, ils ne semblent pas les connaître. Eviter « la langue de bois », c’est ce que souhaite justement aujourd’hui les défenseurs des droits humains.

« Ce rapport ne dissuadera pas les autorités mais on espère qu’elle contribuera à changer la situation. Le propre des régimes dictatoriaux est d’effectuer leurs besognes loin de la lumière. Une fois leurs activités sorties de l’ombre, ils n’auront d’autres choix que de changer pour une question d’image », indique M. Dilou. Amnesty rappelle, à travers le rapport, que la lutte contre le « terrorisme » ne doit pas se faire aux dépens des droits humains comme le stipule de nombreuses conventions internationales auxquelles la Tunisie est censée être soumise...

http://www.afrik.com/article14607.html

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Mercredi 25 juin 2008
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اختارت مجلة 'فورن بوليسي' الأمريكية العلامة الدكتور يوسف القرضاوي والداعية الشاب عمرو خالد ضمن قائمة لأهم 20 شخصية مؤثرة على مستوى العالم في الاستفتاء الضخم الذي أجرته المجلة وشمل مائة مرشح من أشهر المفكرين في العالم وصوت خلاله أكثر من نصف مليون شخص. وحل د. القرضاوي في المركز الثالث والأستاذ عمرو خالد في المركز السادس بالقائمة التي تصدرها التركي فيسولا جورين، واحتل المركز الثاني فيها د. محمد يونس البنجلاديشي المسلم الحائز على جائزة نوبل وصاحب تجربة بنك الفقراء الشهيرة. وضمت قائمة الفائزين أيضا الروائي التركي الحائز على جائزة نوبل أورهان باموك والسياسي الأمريكي آل جور والصحافي الأمريكي فريد زكريا رئيس تحرير مجلة النيوزويك الأمريكية، ولاعب الشطرنج الروسي الشهير جاري كاسباروف والروائي البيروفي العالمي ماريو فيرجاس لوسا. ومن خلال نتائج الاستفتاء وضحت المكانة الكبيرة التي حظى بها المفكرون والدعاة المسلمين، حيث تعدى عدد المسلمين في القائمة ستة أسماء الأمر الذي يعتبر تقدماً كبيراً في شأن نظرة الغرب للمسلمين والتي تغيرت بفضل الحوار والتعايش دون التنازل عن هوية المسلمين ومبادئهم. وكانت مجلة 'فورين بوليسي' قد طرحت الاستفتاء الذي رشح فيه أهم مائة مفكر مؤثر في العالم على موقعها بشبكة الإنترنت، ووقع اختيارها على ثلاثة من المشاهير المفكرين في المنطقة العربية هم الشيخ الدكتور يوسف القرضاوي والداعية الإسلامي عمرو خالد، والمفكر والفيلسوف والدبلوماسي الفلسطيني 'سري نسيبه' المسئول السابق عن ملف القدس داخل السلطة الفلسطينية. وحول الانتقاء الجغرافي للمرشحين فقد تصدرت أمريكا الشمالية قائمة ترشيحات المجلة برصيد 36 مفكرا، جاء بعدها أوروبا برصيد 30 مفكرا ثم آسيا برصيد 12 مفكرا، الشرق الأوسط 11 مفكرا، إفريقيا 4 مفكرين وأمريكا اللاتينية 4 مفكرين، جنوب شرق آسيا ونيوزيلندا واستراليا 3 مفكرين. أما الترشيحات بحسب التخصصات فجاء كالتالي: علماء السياسة 17 مفكرا، الاقتصاديون 15 مفكرا، الفلاسفة والعلماء 24 مفكرا، الصحفيون 12 مفكرا، الفنانون والروائيون 8 مفكرين، القادة 6 أشخاص، 6 مؤرخين، 6 نشطاء، القادة الدينيين 4 مفكرين، وأخيرا اثنين من المهتمين بشئون البيئة. ومن بين أبرز الشخصيات التي احتوتها الترشيحات أيضا القائمة ـ إلى جانب خالد والقرضاوي ونسيبة ـ صاموئيل هنتنجتون، ناعوم شومسكي، برنارد لويس، جورجين هابيرماس، أمبيرتو إيكو، توماس فريدمان، شيرين عبادي، سلمان رشدي، وبابا الفاتيكان 'بنديكت السادس عشر'. جدير بالذكر أن قائمة الترشيحات قد احتوت أيضا على أسماء إسرائيلية هي الروائي والصحفي 'أموز عوز'، المؤلف الموسيقي 'دانييل بارنيباوم' الناشط من أجل السلام، وعالم النفس الأمريكي الإسرائيلي 'دانييل كاهينمان'.

 

المنارة

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Mercredi 25 juin 2008
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تونس / 23 يونيو-حزيران / يو بي أي: رفضت تونس إتهامات وجهتها لها منظمة العفو الدولية في تقرير وزعته اليوم الإثنين قالت فيه إن السلطات التونسية تسيء معاملة المعتقلين تحت غطاء مكافحة الإرهاب،ووصفتها بالإفتراءات المضللة.
وقال مصدر رسمي تونسي في بيان توضيحي وزعه مساء اليوم إن ما نشرته منظمة العفو الدولية هو"إدعاءات غير موضوعية وخالية من المصداقية،وقد نقلتها العفو الدولية عن هياكل وأفراد معروفين بتحيزهم وبمواقفهم المسبقة ضد تونس".
وأشار إلى أن تونس وكسائر دول العالم التي تتحمل واجبها في التوقي من مخاطر الإرهاب،"صادقت عام 2003 على قانون يهدف إلى ضمان أمن مواطنيها والمساهمة في المكافحة الدولية لهذا التهديد الخطير"،وذلك في إشارة إلى قانون مكافحة الإرهاب.
وكانت تونس أقرت قانون مكافحة الإرهاب في العاشر من ديسمبر/ كانون الأول من العام 2003 ،في سياق الحملة الدولية لمكافحة الإرهاب التي تقودها الولايات المتحدة،وتم تفعيله خلال العام الجاري بشكل لافت.
وبحسب المصدر الرسمي التونسي،فإن هذا القانون "مطابق للمعايير الدولية، ويوفر كل الضمانات للمتهمين بما فيها ضمانات محاكمة عادلة،كما لا يؤسس لوجود أية "منطقة خارجة عن القانون"،ولا يشرع لوجود محاكم استثنائية،ولا يسمح بأي تمديد مجحف أو اعتباطي لآجال الإحتفاظ والإيقاف التحفظي".
غير أن منظمة العفو الدولية اعتبرت في تقريرها" أن السلطات التونسية درجت بإسم الأمن على سوء معاملة المعتقلين بصورة شائعة ، وتبرر ذلك بجهودها الرامية إلى منع تشكيل خلايا إرهابية وذلك من خلال القيام بحملات اعتقالات وتوقيف تعسفي تنتهك القوانين التونسية".
وأضافت في تقريرها الذي جاء بعنوان "باسم الأمن..
انتهاكات منهجية في تونس" " أن الأفراد يعتقلون بانتظام لفترات أطول مما يسمح به القانون في إطار الحبس على ذمة التحقيق".
وزعمت أن "الحكومة التونسية أكدت مرارا أنها تطبق التزامات حقوق الإنسان الدولية لكن هذا أبعد ما يكون عن الواقع."
إلى ذلك،أكد المصدر التونسي أن المحاكمات التي تمت بموجب هذا القانون شملت أشخاصا عُثر لديهم على أسلحة ومتفجرات،وأفرادا ضالعين في عمليات إجرامية داخل تونس وخارجها،وآخرين تورطوا في أعمال إرهابية تسببت في موت أشخاص أبرياء.
وأعرب عن استغرابه كيف أن منظمة العفو الدولية تصف هذا النوع من الأنشطة الإجرامية بـ"المعارضة المشروعة والسلمية"،مؤكدا في هذا السياق أن مكافحة الإرهاب ليس "تعلة"،وذلك خلافا لما توحي به مواقف منظمة العفو الدولية. وشدد على أن الأمر يتعلق "بتحد جدي تعمل السلطات التونسية على رفعه وفقا لإلتزاماتها الوطنية والدولية،وكنف إحترام القانون والمعاهدات الدولية،وإن الإستهانة بخطر التهديد الإرهابي لا يخدم بأي شكل من الأشكال قضية حقوق الإنسان".
المصدر: وكالية يو بي أي (يونايتد برس إنترناشيونال) بتاريخ 23 جوان 2008
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Mercredi 25 juin 2008
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                                                                                                  تونس-لندن - أ. ف. ب.
اتهمت منظمة العفو الدولية الحكومة التونسية ب"اللجوء بانتظام الى سوء المعاملة" تحت غطاء مكافحة الارهاب وذلك في تقرير ينشر الاثنين في مقرها في لندن. وكتبت منظمة العفو في تقريرها بعنوان "باسم الامن: سوء المعاملة شائع في تونس"،
 
"في جهودها الرامية الى منع تشكيل +خلايا ارهابية+ تقوم السلطات التونسية بحملة اعتقالات وتوقيف تعسفي تنتهك القوانين التونسية".
واضافت "ان الافراد يعتقلون بانتظام لفترات اطول مما يسمح به القانون في اطار +الحبس على ذمة التحقيق+" مشيرة الى انها تبلغت "حالات تعذيب محددة منها الحرمان من النوم والصدمات الكهربائية والتظاهر بتنفيذ حكم اعدام". وذكرت منظمة العفو ان "شخصا تعرض للتعذيب لدرجة انه عجز عن التعرف على والدته وزوجته ومحاميه".
 
وقالت حسيبة حج صحراوي معاونة مدير برنامج منظمة العفو للشرق الاوسط وشمال افريقيا ان "الحكومة التونسية اكدت مرارا انها تحترم التزاماتها في مجال حقوق الانسان لكن هذا الامر بعيد كل البعد عن الحقيقة". واضافت "آن الاوان لتتخذ السلطات تدابير ملموسة لوضع حد لسوء المعاملة. على السلطات التونسية ان تعترف اولا بالاتهامات الواردة في التقرير والتعهد بفتح تحقيق واحالة المسؤولين على القضاء".
 
اعتقال مسؤول في حركة الاحتجاج في قفصة
 
هذا و اعلنت مصادر نقابية وحكومية ان قائد حركة الاحتجاج الاجتماعية في مناجم الفوسفات في قفصة (350 كلم الى جنوب غرب تونس) التي تشهد اضرابا منذ مطلع العام اعتقل الاحد في مدينة رديف. وقال عادل جيار من لجنة ادارة حركة الاحتجاج ان عدنان الحاج المتحدث باسم الحركة اعتقل بالاضافة الى عدد كبير من زملائه الاحد في رديف.
 
ولم يستطع جيار ان يوضح ظروف هذه الاعتقالات التي وقعت بعد عدة ايام من التهدئة في رديف، اقدم منجم للفوسفات الذي اندلعت منه حركة الاحتجاج التي تندد بالبطالة وارتفاع اعباء المعيشة والفساد والمحسوبية.
 
ومن ناحيته، اكد مصدر رسمي لوكالة فرانس برس اعتقال الحاج. وقال ان الحاج "اعتقل في اطار ملاحقات بدأت ضد شخصيات ضالعة في الاضطرابات والتعدي على ممتلكات الغير في رديف".
 
واضاف ان التحقيق في هذه الاضطرابات كشف ضلوع عدنان الحاج في الاحداث التي قتل خلالها متظاهر شاب بالرصاص خلال مواجهات جرت مع الشرطة في السادس من حزيران/يونيو في رديف مؤكدا ان القضية رفعت الى المحكمة حسب الاجراءات الشرعية.
(المصدر: وكالة الصحافة الفرنسية (أ ف ب) بتاريخ  23 جوان 2008 
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Mercredi 25 juin 2008
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الثلثاء 24 حزيران (يونيو) 2008

حتى لا يساء فهم ما سيلي، لا بدّ من التأكيد على بعض النقاط.

أولا: لا جدال أن أفكار وقيم حقوق الإنسان هي إحدى أهم التطورات التي حصلت في الفكر الإنساني وأنه من اوكد واجباتنا تدعيمها وزرعها في ثقافتنا وجعلها جزءا لا يتجزأ منها.

ثانيا : لا جدال في أن منظمات حقوق الإنسان الوطنية والقومية والعالمية،لعبت ولا تزال دورا هائلا في معركة الكرامة،وأنه يجب ان نعترف لها بأياديها الكثيرة وتضحياتها الجسام.

ثالثا: أن منظمة العفو الدولي تحتل مكانا مركزيا ومكانة خاصة في قلوبنا جميعا ،-خاصة في قلوب من ساهمت في إنقاذهم مثلي من براثين الطغيان- وأنه لا حق لأحد في مطالبتها بأكثر ما تستطيع أو الخروج عن مهامها المحددة.

أما وقد أكدنا على كل هذا ، فإنه بوسعنا المواصلة والقول أنه لا يجب للفكر أن يتخلى عن حق وواجب النقد والتقييم وإلا نكون كمن استبدل مقدسات بمقدسات ومحرمات بمحرمات وأصنام بأصنام ، وفي هذا فخّ قاتل للقيم التي ندافع عنها وللآليات التي نعتمدها.

من هذا المنطلق نستطيع التعليق على التقرير الأخير الذي اصدرته منظمة العفو الدولي حول الوضع في تونس والذي نقرأ فيه جملا مثل.”استباحة حقوق الإنسان باسم الأمن…قضاء يفتقر إلى الاستقلال …انتهاك الحق في الدفاع …محاكمة مدنيين أمام محاكم عسكرية…الانتهاكات داخل السجون…الانتهاكات ضدّ من أعيدوا…أو” إن مثابرة السلطات التونسية على إنكارالاتهامات التي ارتكبت على نطاق واسع وحديثها الذي لا ينتهي عن حقوق الإنسان”….الخ”.

وأخيرا لا آخرا التوصيات، وما أدراك ما التوصيات.أي جملة من المطالب المتكررة منذ عشرين سنة والتي تتوجه بها هذه الحركة الحقوقية،مع باقي جوقة المنظمات الوطنية والقومية،إلى نظام ضرب بها دوما عرض الحائط وسيواصل.

بصراحة ، لم أتمالك نفسي من الضحك وأنا أقرأ التوصيات الأمنستية. إنها نفس الموجة من الضحك الحزين التي تنتابني وأنا أقرأ بيانات نحتج ونطالب التي أصبحت سمة العجز الذي يطبع اليوم الحركة السياسية الحقوقية التونسية.

كأنك تتوجه لمجموعة من الذئاب المفترسة بالتوصيات التالية.

أولا: الكف حالا عن سرقة دجاج الناس وأكله الشيء الذي يتسبب له في الوجع وفقدان الحياة.

ثانيا تعويض الدجاج المسروق لأصحابه.

ثالثا الالتزام من هنا فصاعدا بأكل السلطة

السؤال هنا: ماذا نفعل عندما يتضح بالكاشف أن عشرين سنة من التوصيات لم تنهي الانتهاكات بل بالعكس حيث تعود اليوم بقوة لم نعهدها حتى إبان التسعينات؟

ماذا نفعل والسلطة الباغية تزداد يوما بعد يوم تقنية وتعنتا في خنق الرأي الحرّ،؟ولن أتحدث عن بقية الانتهاكات الأخرى وإنما فقط للتي تدخل في اختصاص العفو الدولي وكبرى منظمات حقوق الإنسان المحلية والعربية والدولية.

نعم ماذا نفعل تجاه ما يبدو فشلا ذريعا في كسر شوعة الانتهاكات ووقفها ثم إعادة القطار على السكة ليأخذ أخيرا الوجهةالصحيحة؟

بطبيعة الحال لا أنكر أن هناك نتائج حصلت على صعيد هذا الفرد أو ذاك.

لمداواة الإحباط الذي كان يتملكني في التسعينات،كنت أقول لنفسي لولا هذه حركية الرابطة التونسية لحقوق الإنسان والتضحيات لمات لنا تحت التعذيب 400 وليس 40، لنواصل إذن.

صحيح أيضا أن هناك حالات قد تلعب فيها الإدانة والتوصيات دور الضغط المعنوي الفعال. لكن هذا لايقع إلا في أنظمة ديمقراطية ،