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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 20:23
Jeudi, 1er mai 2008

La Tunisie célèbre, aujourd'hui, la fête du travail

Le renforcement des attributs de la paix sociale, une responsabilité de tous les tunisiens

La Tunisie célèbre, le 1er mai de chaque année, à l'instar de tous les pays du monde, la fête du travail. Cet anniversaire revêt en Tunisie une signification toute particulière, non seulement pour les travailleurs, manuels et intellectuels, mais aussi pour toutes les catégories sociales qui récoltent aujourd'hui les fruits de deux décennies de développement économique et de progrès social.

Sous la conduite du président Ben Ali, la Tunisie a adopté une politique sociale fondée sur une approche globale et durable et sur la corrélation entre les dimensions économique et sociale du développement ainsi que sur la consécration des valeurs de solidarité, de dialogue et de concorde entre les partenaires sociaux.

Le souci du président de la république, dans le cadre de cette politique, d'aider l'entreprise tunisienne à faire face aux nouvelles exigences de la mondialisation, afin de lui permettre de prospérer et de garantir sa pérennité, et son attachement à préserver, dans le même temps, les acquis des salariés, en améliorant leur situation, reflète la corrélation étroite entre le développement économique et le progrès social, en tant qu'élément fondamental du processus de développement du pays, et la place majeure qu'occupent les ressources humaines qui constituent la principale richesse de la Tunisie.

C'est dans le cadre de cette approche et dans le souci de consacrer la valeur du travail en tant que valeur civilisationnelle, qu'un intérêt tout particulier à été accordé au dossier de l'emploi et aux relations interprofessionnelles, sur la base d'une démarche qui vise à réunir les conditions propices à la promotion de la compétitivité de l'entreprise et à la garantie des droits des travailleurs.

Les efforts se sont également axés, depuis le changement, sur l'adaptation de la législation du travail aux nouvelles exigences du développement économique et social et à l'évolution de la législation mondiale dans ce domaine.

L'action a été mis également sur le renforcement du dialogue social et de la politique contractuelle ainsi que sur l'amélioration du pouvoir d'achat des travailleurs en particulier ceux à revenus modestes.

La révision du code du travail a été réalisée sur la base d'une vision équilibrée dont la finalité est de permettre à l'entreprise de répondre à des besoins, en constante mutation, et de préserver les acquis sociaux des travailleurs.

Le code du travail a connu, ainsi, de nombreux amendements dans le cadre d'une concertation approfondie avec les organisations socio-professionnelles, les chefs d'entreprises et les travailleurs.

Ces amendements ont porté sur toutes les questions intéressant les relations interprofessionnelles. Les catégories à besoins spécifiques, dans la société tunisienne en général, et parmi les travailleurs, en particulier, ont bénéficié d'une attention toute particulière dans le souci de favoriser leur insertion dans le circuit économique et de préserver leurs droits.

C'est ainsi que les droits de la femme ont été consolidés dans tous les domaines, y compris la législation du travail. L'accent a été mis dans ce contexte sur la nécessité de permettre à la femme tunisienne de concilier ses obligations familiales et professionnelles et de consacrer les principes de l'égalité et de la non-discrimination entre la femme et l'homme dans le domaine du travail.

Les droits de l'enfant ont été également renforcés dans tous les secteurs, y compris dans le domaine du travail à travers une série de mesures et de dispositions se rapportant notamment à l'âge légale du travail qui a été fixée à 16 ans pour garantir la protection des enfants contre l'exploitation économique et leur permettre de bénéficier de leur droit à la scolarisation.

Concernant les personnes handicapées, la politique de l'Etat a évolué du stade de l'assistance à celui de l'intégration. La loi d'orientation N°83 de l'année 2005, relative à la promotion des handicapés, est venue consacrer le droit de cette catégorie sociale au travail, en les protégeant contre toute forme de discrimination et en multipliant les opportunités d'emploi des handicapés dans la fonction publique.

La démarche contractuelle constitue l'une des principales caractéristiques du modèle social tunisien, notamment dans le domaine du travail, à la faveur de la consécration d'une politique participative, de dialogue et de concertation entre les partenaires sociaux, sur la voie de la consolidation des conditions de la paix et de la cohésion sociales.

Les négociations sociales, aux niveaux national et sectoriel, représentent, dans ce contexte, l'illustration éclatante du dialogue social, en tant que mécanisme évolué favorisant la participation des différentes parties de la production à la fixation des salaires et l'amélioration des conditions du travail.

La célébration par la Tunisie de la fête du travail coïncide, cette année, avec le démarrage d'un nouveau cycle des négociations sociales, le septième depuis le Changement du 7 novembre.

Ces négociations sociales seront couronnées par des majorations salariales qui couvriront les trois prochaines années. Elles auront lieu dans un contexte marqué par une envolée sans précédent des cours des hydrocarbures et des produits de base sur les marchés mondiaux.

La tenue de manière régulière de ces négociations, depuis 18 années consécutives, reflète le souci constant du président Zine El Abidine Ben Ali de protéger le pouvoir d'achat des travailleurs, de promouvoir leurs conditions de vie et d'améliorer la situation des salariés.

Le chef de l'Etat mise, en cela, sur la conscience des partenaires sociaux et sur leur engagement à protéger et à consacrer davantage les fondements de la paix sociale. Les programmes triennaux de majorations salariales, dans les secteurs public et privé, ont été accompagnés d'augmentations du salaire minimum garanti, dans les secteurs agricoles et non-agricoles.

Le salaire minimum a ainsi été multiplié par quatre, depuis l'avènement du Changement, favorisant ainsi la protection du pouvoir d'achat des salariés à ressources limitées.

Ces augmentations salariales ont été aussi suivies de mesures visant à promouvoir la législation sociale, à améliorer les conditions de vie, ce qui a permis d'instaurer un climat de confiance, de compréhension et de concorde, entre toutes les partenaires sociaux et d'aider ainsi au renforcement des d'une société cohérente et équilibrée.

Dans le cadre de la consécration des traditions de dialogue au sein des entreprises, le législateur tunisien a investi les commissions consultatives de donner leurs avis concernant les problèmes relatifs à l'organisation du travail, l'amélioration de la production et de la productivité, les projets sociaux, les promotions de carrière, la classification professionnelle, la formation et la discipline.

En raison de l'importance du rôle de ces commissions dans la promotion du dialogue et l'amélioration du climat social, une conférence nationale est organisée chaque année pour débattre des questions qui intéressent les représentants des travailleurs et les chefs d'entreprise.

Un prix du Président de la République a été institué en vertu du décret du 12 décembre 2005 pour récompenser les meilleures commissions consultatives des entreprises et les meilleures représentations des travailleurs.

Des unités régionales pour la promotion du dialogue social et l'encadrement des entreprises ont été créées en 2007, afin de permettre le suivi du dialogue social au sein des entreprises.

Les efforts de l'Etat ont, d'autre part, été axés sur la consolidation des conditions de la santé et de la sécurité au travail, dans le souci d'instaurer un climat adapté au travail et à l'investissement.

Cette politique a permis d'améliorer les indicateurs de la couverture médicale des travailleurs, grâce aux services de la médecine du travail qui bénéficient, aujourd'hui, à quelque 600 mille travailleurs exerçant dans près de 8000 entreprises affiliées à des groupements de la médecine du travail, contre 170 mille travailleurs et 2000 entreprises en 1987.

Partant du principe que l'emploi est une priorité nationale absolue, que le travail est un attribut essentiel de la dignité de l'individu et un droit fondamental de l'homme, une série d'encouragements et d'incitations ont été mis en place en Tunisie, sous l'impulsion du Président Zine El Abidine Ben Ali pour promouvoir l'emploi dans tous les secteurs.

Ces mesures ont permis de multiplier les créations d'entreprises et des sources de revenu, d'impulser l'investissement privé, de renforcer le tissu économique, de consolider l'infrastructure, d'améliorer l'environnement des affaires et de promouvoir les secteurs à haute valeur ajoutée.

De multiples programmes et mécanismes dans les secteurs de la formation et de la mise à niveau ont été mis en place et ont permis aux interventions du Fonds national pour l'emploi 21/21 (FNE) de cibler, depuis sa création et jusqu'à la fin du mois de mars 2008, quelque 788770 jeunes, filles et garçons.

L'attention a été également centrée sur les diplômés du supérieur, dans la mesure où l'emploi des diplômés de l'Université représente, comme l'a réaffirmé le chef de l'Etat, à maintes reprises, "un pari national qui exige la conjugaison des efforts de toutes les parties".

La politique de l'Etat a été également axée sur la multiplication et la diversification des incitations instituées au profit des entreprises en vue de les encourager à recruter davantage de diplômés et de promouvoir les programmes de qualification professionnelle, à travers des sessions de formation complémentaire organisées au profit des demandeurs d'emploi, parmi les diplômés du supérieur, dans les domaines des technologies de pointe et des langues étrangères, en vue d'accroître leurs chances à accéder au marché du travail.

L'Etat a œuvré, également, à mettre en place les meilleurs mécanismes de financement du développement et d'incitation à l'initiative économique pour aider ces diplômés à lancer leurs propres projets, tout en leur accordant les opportunités de formation et de qualification nécessaires en matière de gestion et d'administration, à la faveur, notamment, d'un régime de "stage de préparation et d'adaptation à la création d'entreprises", créé sur instructions du Président Zine El Abidine Ben Ali, en 2006.

Grâce à ces différents programmes, le nombre d'opérations d'emploi ciblant les diplômés du supérieur a atteint, au cours du premier trimestre de l'année 2008, quelque 7307 opérations, contre 5085 pour la même période de l'année précédente, soit une augmentation de 43,7 pc.

Cette évolution a été rendue possible à la faveur du programme de prise en charge par l'Etat de 50 pc des salaires servis à cette catégorie de nouveaux arrivants sur le marché de l'emploi.

L'année 2007 a vu la création de 80 mille nouveaux postes d'emploi dans les secteurs non agricoles et les transferts sociaux, toutes composantes confondues, se sont accrus, au cours de cette même année, pour atteindre 277 dinars par mois et par famille.

Le revenu annuel par habitant, qui a atteint 4390 dinars en 2007 est appelé à dépasser le seuil des 5 mille dinars à l'horizon 2009, conformément aux objectifs ambitieux du programme présidentiel "Pour la Tunisie de demain".

L'attention a été également axée sur les conditions des catégories vulnérables et à besoins spécifiques. Les efforts déployés dans ce domaine ont permis à ces catégories de bénéficier des fruits de la croissance et d'améliorer leurs conditions de vie, dans le cadre de la corrélation entre l'efficience économique et la justice sociale.

Le programme présidentiel relatif à l'emploi des enfants issus de familles démunies illustre, pour sa part, la justesse de la politique sociale et de solidarité adoptée par la Tunisie.

Ce programme a bénéficié, jusqu'au 11 avril 2008, à 16365 demandeurs d'emploi sur un total de 17406. Il porte sur des actions dans le domaine de la formation professionnelle pour le recrutement dans les secteurs public et privé ou pour l'installation à compte propre.

L'ensemble de ces politiques et programmes reflète l'intérêt particulier accordé par la Tunisie à la dimension sociale, qui représente un choix constant de son approche visant à concilier les impératifs de la mise à niveau de l'économie nationale et le renforcement de sa compétitivité, pour faire face aux défis de la mondialisation avec la garantie du bien-être social des générations actuelles et futures, loin de toutes formes d'exclusion et de marginalisation.

Il s'agit là d'une tâche exaltante qui nécessite la conjugaison des efforts de tous pour préserver la paix sociale qui représente l'un des principaux symboles de la réussite de la Tunisie du changement.

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Published by Tunisie mon pays! - dans politique Tunisie
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