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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 17:37
Editorial
Ben Ali pour la vie
Certains militants, toute leur vie, ont droit aux coups, à la prison, à la clandestinité. Jalel Zoghlami, leader de la gauche trotskiste tunisienne, est de ceux-là. A 35 ans, ce juriste de formation vient de faire paraître (sans autorisation légale) le premier numéro d'un journal fabriqué avec des moyens de fortune, Kaws el-Karama, c'est-à-dire "L'Arc de la dignité". Et, comme de juste, le pouvoir de Ben Ali a envoyé, le 3 février dernier, des nervis avec des barres de fer pour frapper et surtout intimider le militant, qui, depuis, poursuit une grève de la faim pour obtenir le droit d'expression et de publication*. Un épisode presque banal dans une Tunisie de plus en plus policière et mesquine...
Déjà, au printemps 2000, après avoir vécu dans la clandestinité de 1992 à 1999, Jalel Zoghlami avait eu maille à partir avec les autorités. Et c'est grâce à la grève de la faim de son frère, le journaliste et écrivain Taoufik Ben Brik, qu'il avait pu sortir de prison le 15 mai. Mais, au-delà de ces infortunes, la question qui se pose est celle-ci : la Tunisie peut-elle être mieux gouvernée ? Le Président, selon la Constitution, ne peut se représenter en 2004. Mais chacun à Tunis pense qu'il trouvera le moyen de contourner l'obstacle : "Ben Ali et les siens sont tellement impliqués dans une corruption endémique, immorale et à grande échelle", écrit récemment Ben Brik dans un article publié par Le Matin d'Alger, "qu'il est hors de question qu'ils puissent envisager un seul instant une alternance douce et négociée."



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Published by Tunisie mon pays! - dans politique Tunisie
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