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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 17:51

En conclusion  à partir du moment où le fondateur du mouvement sioniste au Congrès de Bâle en 1897, le hongrois Benjamin Ze’ev, plus connu sous le nom de Theodor Herzl, et jusqu’à nos jours, jamais les israéliens n’avaient manqué de moyens pour avoir toujours une suprématie militaire écrasante sur tous leurs voisins réunis. Un an avant la fondation du mouvement sioniste, le même personnage avait  déjà fondé Le Fonds National Juif pour l’achat des terres en Palestine. On était encore loin de l’holocauste qui va arriver presque un demi-siècle plus tard.

 

2- Réparations pour les crimes du passé :

 

Avant la persécution des juifs en Europe et l’apparition de l’antisémitisme  avec probablement son point culminant l’inquisition en Espagne, au début du 16ième siècle à l’arrivée des rois catholiques et les désastres causés par le régime hitlérien au milieu du 20ième siècle,  et, après jusqu’à nos jours, l’histoire de l’hégémonie occidentale sur le reste du monde n’a pas porté aux quatre coins de la planète de la civilisation et des roses mais bien les crimes les plus abominables, des massacres les plus monstrueux et les génocides incomptables en Amérique, en Afrique, en Asie et partout ailleurs. Pour tous ces crimes et génocides aucun pays occidental n’a jamais été traduit en justice nulle part à l’exception de l’Allemagne qui est devenue le bouc émissaire acceptant, comme un Christ, d’endosser tous les méfaits des autres et accepte d’être crucifiée. Et ce sont uniquement les sionistes israéliens qui en profitent de cette espèce de justice. Mais le problème c’est que l’hégémonie occidentale n’est pas le passé, elle est le présent. Et si on laisse faire elle sera aussi le futur.

 

Dans le livre « The Israël Lobby   on peut lire  encore : « Comme les juifs ont souffert des persécutions durant des siècles, beaucoup estiment qu’Israël mérite un traitement spécial de la par des États-Unis. [En réalité c’est un traitement spécial de la part de tout l’Occident dans sa totalité. Pour ce qui concerne le «traitement » spécial dédié par l’Allemagne, il a plutôt l’allure d’une extorsion consentie, multiforme et illimitée dans le temps et dans le volume. Des milliards d’euros donnés en espèce aux engins militaires les plus meurtriers en passant par la mise à la disposition de l’État d’Israël tous les services secrets allemands et sa collaboration totale. ] Cette vision des choses constitue la base du programme original du sionisme qui joue un rôle déterminant à l’heure de convaincre les États-Unis et les autres états d’apporter leur soutien financier à Israël. Et ça continue à avoir résonnance jusqu’à nos jours.

 

Il est indéniable que les juifs ont dû pâtir  durement de l’antisémitisme et la création de l’État d’Israël n’a été qu’une réponse adéquate à la longue histoire de crimes. Cette histoire [L’histoire des crimes de l’Occident qui n’a épargné pratiquement aucun peuple de la planète et pas seulement les juifs. Des peuples entiers ont disparus de la planète, eux ils n’ont pas eu le temps de constituer des organisations et des lobbies puisqu’ils sont totalement disparus. Pour le reste il semble que les sionistes ont monopolisé définitivement ce domaine pour en faire avec toutes ses pièces, comme l’écrit Norman Finkelstein, l’Industrie de l’Holocauste. [10]  est suffisante pour elle-même pour fournir un argument considérable de force morale pour appuyer la fondation et l’existence continuelle de l’État d’Israël. Ce soutien est d’ailleurs conforme au compromis général que les Etats-Unis ont pris en charge vis-à-vis de l’autodétermination des nations. Nonobstant il est  impossible d’ignorer  que la création d’Israël ait entraîné des crimes considérables et additionnels contre une tierce partie impliquée par force et dans une grande mesure innocente : Les palestiniens. Les crimes commis contre les juifs justifient bien le soutien à l’existence d’Israël, mais les crimes contre les palestiniens ont fini par miner sérieusement ce droit à un traitement de faveur.

 

L’histoire des ces évènements est largement justifiée par d’indiscutables dossiers. Quand le sionisme politique a commencé d’exister sérieusement vers la fin du XIX siècle, il n’y avait en Palestine qu’entre 15.000 et 17.000 juifs.[Dans la plupart des pays arabes il y avait à la même époque plus ou moins des nombres pareils de citoyens juifs dont certains continuent aujourd’hui encore à y vivre comme  par exemple au Maroc, en Tunisie, en Egypte, et même au Yémen.] En 1893, par exemple, les arabes palestiniens constituaient plus ou moins les 95% de la population en Palestine. Le fait qu’à l’époque ils étaient sous le régime Ottoman, n’enlève rien au fait qu’ils étaient propriétaires depuis plus de treize siècles. L’archaïque maxime sioniste qui veut dire que la Palestine était « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » n’a aucun fondement et est totalement erronée en ce qui concerne la terre, puisque elle se trouvait bien habitée.

 

Les premiers sionistes qui se faisaient à l’espoir de voir les vagues successives de juifs qui quittaient l’Europe au cours les dernières décennies du XIX siècle allaient venir en Palestine et de cette manière allaient constituer un avantage numérique sur les habitants arabes de la région, vont être déçus puisque la majorité de ces juifs ont préféré émigrer vers les États-Unis. Seulement 100.000 des quatre millions de juifs qui ont abandonné l’Europe entre 1880 et 1920 émigrèrent effectivement en Palestine. Jusqu’à l’arrivée d’Hitler au pouvoir, le nombre des  juifs en Palestine n’arrivait même pas au niveau du généreux contingent d’immigrants établi par les britanniques. En 1948 à la fondation de l’État d’Israël, ses 650.000 juifs constituaient autour des 35% de la population totale de la Palestine et ne possédaient que les 5% des terres.

 

Le seul état au monde sans frontières, ni réelles ni artificielles.

 

Dès le départ les sionistes les plus importants étaient décidés à créer un État juif qui englobe toute la Palestine y inclus des territoires du Liban et de la Syrie. (…) Aux États-Unis [Et dans tout l’Occident] existe une idée très répandue et plus particulièrement au sein des inconditionnels d’Israël qui veut faire croire que les sionistes étaient désireux d’arriver à un accord sur une Palestine divisée d’une manière permanente en deux et qu’en effet ils acceptaient le plan de partition proposé par les britanniques à travers la Commission  Peel en 1937 et celle de l’ONU en 1947. Mais ce qui est sûr c’est que leur acceptation des ces plans n’a jamais signifié qu’ils aient renoncé à leur volonté de n’accepter qu’une partie de la Palestine pour toujours, ni qu’ils n’aient jamais envisagé  voir se créer un quelconque État palestinien. Les innombrables études les plus récentes confirment d’une manière catégorique que la direction sioniste, si quelquefois elle s’est montrée disposée à accepter la partition, ce n’était qu’une manœuvre tactique et un premier pas vers leur lointain et authentique objectif. Les sionistes n’avaient aucune intention de coexister avec un état palestinien viable à long terme. Un tel développement des évènements entre en conflit direct avec le rêve de la création de l’État juif sur toute l’étendue de la Palestine.

 

L’opposition entre les sionistes  au plan de partition conçu par la Commission Peel était acharnée. Leur chef Ben Gurion, à dure peine, a réussi à convaincre ses camarades pour accepter le plan. Ils ont accepté la proposition parce qu’ils ont compris que dans les intentions de Ben Gurion de s’approprier de toute la Palestine n’était qu’une question de temps. Le dirigeant sioniste laissait bien clair ce point durant l’été de 1937, quand s’adressant au comité exécutif sioniste déclara : « Une fois l’État établi et de grandes forces armées constituées, on abolira la partition et nous nous étendrions sur toute la Palestine. » Dans la même manière il l’écrit dans la même année à son fils : « Il s’agit d’ériger immédiatement et sans délai l’État Juif même si ce n’est que sur une partie du territoire. Le reste viendra à son moment. Il faut que ça arrive et sûrement ça viendra. (…)

 

Ben Gurion faisait durant la première moitié de 1947,  des commentaires à ce sujet à travers lesquels il était bien clair que dans son esprit il pensait à toute la Palestine. Par exemple dans une étude faite par un chercheur israélien comme Uri Ben Eliezer on peut lire : «  Le 13 mai 1947 Ben Gurion déclarait devant l’assemblée de l’Agence Exécutive Juive qui se tenait aux États-Unis : Nous voulons la terre d’Israël dans sa totalité. C’est l’intention originelle. Une semaine plus tard, parlant devant l’Assemblée Élue de Jérusalem, le dirigeant du Yishuv se demandait à haute voix : Y a-t-il un seul entre nous, qui ne soit pas d’accord sur l’intention originelle de la Déclaration de Balfour et du Mandat ainsi que sur l’intention originelle, contenue dans les espoirs des générations successives de juifs, n’était autre que l’établissement de l’État sur toute la Terre d’Israël ? Parlant avec le Secrétaire du Mapai[Le parti de la gauche israélienne à l’époque] Ben Gurion affirma que ça serait une grave erreur de renoncer à la moindre parcelle de terre. Nous n’avons pas le droit de faire une chose pareille, assure-t-il et en plus ce n’est même pas nécessaire. (…)

 

En tout cas ce qui est sûr c’est que Ben Gurion avait déjà négocié un accord avec le roi Abdallah de Transjordanie sur la division de la Palestine entre Israël et la Transjordanie, empêchant ainsi les palestiniens d’avoir leur propre État. Cet accord secret a été réalisé sous les auspices de la Grande Bretagne permettant ainsi à la Transjordanie de s’approprier de la Cisjordanie et à Israël de tout le reste de la Palestine dès qu’il le pourra. (…) La Transjordanie qui deviendra par la suite la Jordanie avec la Cisjordanie comme sa principale composante le perdra durant la guerre des six jours. Elle sera conquise par l’IDF (Sigles en anglais des Forces de Défense israéliennes.)En résumé, les pères fondateurs de l’État hébreux qui étaient résolus dès le premier instant à créer le « Grand Israël » ne laissaient aucune possibilité pour un État palestinien et très peu de marge pour les palestiniens devenus sujets israéliens arabes dans l’État juif.

 

Tenant en considération que les arabes étaient en majorité numérique indiscutable par rapport aux juifs en Palestine et que les sionistes étaient décidés à conquérir tout territoire qui tombe sous leurs mains, ils n’avaient néanmoins pas beaucoup de choix  que de procéder à l’expulsion massive de grands nombres d’arabes pour faire le vide nécessaire à la création de l’État d’Israël. Il n’y a pas d’autre forme pour atteindre l’objectif, car les arabes ne vont pas abandonner d’une manière volontaire leurs terres.(…) Ainsi le plan de partition de l’ONU qui prévoyait l’établissement de l’État hébreux sur les 55% et 45% pour les palestiniens était dès le départ condamné à l’échec. Évidemment, il n’y a aucune forme de pouvoir créer l’État juif sur la totalité de la Palestine sans au préalable convaincre un grand nombre d’arabes de quitter leurs terres. À la lumière de ces réalités, le sujet de l’expulsion qui était devenait le thème principal de conversations entre les sionistes l’était au fond dès les premiers temps de ce mouvement. En plus on considère l’expulsion comme l’unique forme réaliste de résoudre le problème démographique qui pourrait surgir sur le chemin de la création d’un État juif.

 

Ben Gurion détecta le problème dans toute sa clarté en 1941 en écrivant : « Il est impossible d’imaginer une évacuation [de la population arabe] sans recourir inévitablement à l’usage d’une force violente. » Ou comme il l’écrivait à son fils en octobre 1937 : «Nous devons organiser une force défensive moderne […] et par la suite, j’e suis sûr, personne ne pourra plus nous empêcher de nous installer partout dans le pays comme bon nous semble, que ça soit par accord mutuel ou par d’autres moyens efficaces. « Il est évident que Ben Gurion était pour les évacuations massives. Il comprenait bien que la création  d’un État juif ne pourrait se faire avec au milieu une forte minorité d’arabes hostiles (…) Ben Gurion avait bien ses raisons. Ça doit rester bien clair que s’il n’a pas été fait ce qu’il fallait, l’État n’aurait jamais vu l’existence. Il impossible de masquer la réalité. Sans le déracinement des palestiniens, jamais ici, il n’y aurait eu un État juif.

 

La déportation est une stratégie indiscutablement horrible et ça n’intéresse aucun groupe qui envisage l’expulsion d’une population rivale de claironner à la face du monde entier ses véritables intentions. Ainsi après avoir signalé en 1941 qu’il soit inimaginable d’envisager la déportation massive sans faire obligatoirement usage de la force violente, Ben Gurion insista par écrit  sur le fait qu’en aucune manière telle procédure ne devrait être explicitement inscrite dans aucun programme. (…) Réfléchissant sur la grande sensibilité de la question de la déportation, les pères fondateurs de l’État d’Israël, écrit l’historien Benny Morris, il est fréquent de voir ces dirigeants sionistes  ordonner aux sténographes de quitter la salle de réunion pour se reposer afin d’exclure des registres et des archives toutes les recommandations qui se faisaient sur la question par écrit. (…) Pour illustrer encore mieux cette vision sioniste de l’étendu de leur État, Uri Avnery [11], dans un article sous le titre « L’Agenda occulte, la feuille de route secrète du sionisme.»  écrit, entre autres, le suivant : « Mais quel est le cœur de la paix ? – Une frontière. Quand deux peuples voisins font la paix, la première des choses qu’ils font, ils déterminent les frontières entre eux. C’est exactement ce qui n’existe pas dans l’esprit de l’establishment israélien. Car une telle chose contredit l’éthos fondamental de l’entreprise sioniste.

 

Il est vrai, qu’en diverses circonstances et occasions tout au long de l’histoire, le mouvement sioniste a tracé des cartes géographiques. À la fin de la première Guerre Mondiale on a présenté, à la Conférence de Paix, une carte de l’État juif qui s’étendrait  du fleuve Litani au Liban jusqu’à El Arish dans le désert du Sinaï. La carte tracée par Vladimir Ze’ev Jabotinsky qui va se convertir en emblème de l’Irgoun, copiait les frontières originelles du mandat britannique avec les deux rives du fleuve Jordan. Quant à Israël Eldad, l’un des dirigeants du groupe Stern, il a fait circuler durant des longues années une carte géographique de l’Empire d’Israël qui s’étend de la méditerranée jusqu’au fleuve de l’Euphrate en Mésopotamie et qui comprend la totalité de la Jordanie, du Liban ainsi que de gros morceaux de la Syrie et de l’Égypte. Son fils, députés de l’extrême droite au parlement israélien, Ariel Eldad, n’a jamais renoncé à la carte de papa. Après la guerre des six jours, la carte qui jouissait de l’approbation de la droite, comprenait tous les territoires conquis y compris le Plateau du Golan et tout le Sinaï. Enfin de compte toutes ces cartes ne sont que des divertissements. Car l’authentique vision sioniste n’admet pas de cartes géographiques. C’est une vision d’un État sans frontières. Un état en perpétuelle extension en fonction de son pouvoir démographique, militaire et politique. Dans ce cas la stratégie sioniste est similaire à celle des eaux d’un fleuve qui coule vers la mer. Le fleuve avance à travers le paysage, traçant des méandres, esquivant les obstacles, se dévie tantôt à droite, tantôt à  gauche. Des fois il coule à la superficie, d’autres il le fait en souterrain et tout le long de son trajet, il accapare des débits des autres courants d’eau. Et ainsi de suite jusqu'à son destin final.

 

C’est l’authentique agenda sioniste, immuable, occulte, conscient et inconscient. Il n’a besoin ni de décisions, ni de formules, ni de cartes géographiques, il est tout simplement gravé dans le code génétique du mouvement [sioniste] (…) Chacun des milliers de fonctionnaires et subordonnés qui se dédient durant des décennies à cette entreprise savent exactement ce qu’ils doivent faire sans avoir à recevoir des instructions précises. C’est la raison pour laquelle David Ben Gourion a refusé d’inclure dans la Déclaration d’Indépendance la moindre allusion à des frontières. Le bonhomme n’avait pas la moindre intention de se conformer aux frontières fixées par la résolution de l’Assemblée Générale des Nations Unies le 29 novembre 1947. Tous ses successeurs partageaient son point de vue. Même dans les accords d’Oslo il est question d’esquisses de « zones » mais jamais de frontières d’aucune sorte. Le président Bush a considéré comme valable un tel projet quand il a proposé « un État palestinien avec des frontières provisoires ». Toute une nouveauté au sein de la législation internationale ! En effet en cela Israël partage bien des similitudes avec les États-Unis. Ils se sont créés tout au long de la Côte Est et ne se sont jamais arrêtés avant d’atteindre la Côte Ouest à l’autre extrême du Continent. Les incessants flux des immigrants arrivant d’Europe se sont déversés sur l’Ouest démantelant les frontières, violant tous les traités, exterminant tous les autochtones de ces terres, déclenchant la guerre contre le Mexique ils ont finalement conquis le Texas. Pour envahir, par la suite, l’Amérique Centrale et Cuba. La consigne qui les incitait, les excitait et justifiait toutes leurs actions, signée en 1845 par John O’ Sullivan, s’appelle : « Manifest Destiny.»

 

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Published by Tunisie mon pays! - dans monde
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