Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Profil

  • Tunisie mon pays!
  •  Vive la Tunisie Libre
  • Vive la Tunisie Libre

Recherche

Archives

19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 18:40
 
AFP, le 17 octobre 2008 à 15h22

par Grégory Blachier

PARIS, 17 octobre (Reuters) - Le monde du football s'interroge vendredi sur la possibilité d'appliquer les mesures annoncées par le gouvernement français après les sifflets contre la Marseillaise avant le match France-Tunisie.
Le débat politique sur les sifflets du public lorsque l'hymne français a été entonné mardi s'est également emballé autour des propos tenus par le secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte, qui avait suggéré de délocaliser en province les rencontres amicales contre les équipes du Maghreb.
"Indigné" par le comportement de certains supporters qui a suscité une vague de réactions politiques, Nicolas Sarkozy avait convoqué mercredi Bernard Laporte, la ministre des Sports Roselyne Bachelot et le président de la Fédération française de football (FFF) Jean-Pierre Escalettes.
A l'issue de cette réunion, Roselyne Bachelot avait annoncé que les matchs seraient arrêtés si des sifflets descendaient des tribunes pendant les hymnes nationaux.
Elle avait précisé que la mesure était "à la disposition de la Fédération de football, qui est l'organisation du spectacle" et ajouté qu'elle ne concernerait que les matchs amicaux.
Le président de l'Union européenne de football (UEFA) Michel Platini juge que l'arrêt du match n'est pas la bonne réponse.
"Si on commence à arrêter un match parce qu'il y a des sifflets, dans ce cas-là on arrête aussi dès qu'un joueur se fait siffler ou quand le gardien se fait conspuer après un dégagement, c'est absurde", s'agace le patron du football
européen dans un entretien dans le Monde daté de samedi.

"LE FOOTBALL EST PRIS EN OTAGE"

"Et pourquoi pas un policier derrière chaque spectateur?", ironise-t-il, préconisant des mesures pour éduquer le public des pays où les hymnes sont sifflés.
L'ancien capitaine et meneur de jeu de l'équipe de France, qui avait joué et marqué le but de la victoire pour la Juventus de Turin contre Liverpool en 1985, en finale de la Coupe des
Champions, alors que 39 supporters italiens avaient trouvé la mort dans des échauffourées avant le match, considère en outre que la réaction politique à ces sifflets a été disproportionnée.
"Une fois encore, le football est pris en otage par le monde politique car cette histoire de sifflets est devenue une affaire politique qui n'a rien à voir avec le sport", affirme-t-il.
La patron du football français, Jean-Pierre Escalettes, a lui aussi exprimé des doutes vendredi sur l'application éventuelle de cette mesure en estimant n'être "pas capable d'évacuer un stade" en cas d'interruption de la rencontre.
"Je ne fais pas injure au président de la République, ni à Mme Bachelot, ni à M. Laporte, de ne pas avoir mesuré les conséquences éventuelles", a-t-il dit dans Le Parisien.
Mercredi, dans la cour de l'Elysée, il avait déclaré avoir reçu de Nicolas Sarkozy l'engagement que "l'Etat assumerait" les difficultés liées à l'évacuation d'un stade où se trouvent plusieurs dizaines de milliers de personnes.

"EXRESSION MALENCONTREUSE"

Les sifflets contre la Marseillaise entendus au Stade de France de Saint-Denis lors de France-Algérie, en 2001, ou France-Maroc, en 2007, n'avaient pas fait ainsi l'objet de mesures spécifiques. Lors d'un même incident en finale de la
Coupe de France 2002, Jacques Chirac avait quitté la tribune.
Le secrétaire national du Parti socialiste, Razzy Hammadi, a condamné jeudi la "dérive raciste et xénophobe" et demandé la démission de Bernard Laporte après ses propos sur la délocalisation des matches joués contre des équipes du Maghreb.
Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a dénoncé vendredi dans un communiqué un procès injustifié à l'encontre de l'ancien sélectionneur du XV de France.
"Nous ne demandons pas sa démission parce que Bernard Laporte demande de délocaliser les matchs, mais parce qu'il a considéré que 30.000 Tunisiens au Stade de France pourrait altérer le caractère sain d'un public", a ensuite précisé Razzy Hammadi à Reuters.
Mercredi, Roselyne Bachelot avait elle-même parlé d'une "expression malencontreuse" et rejeté toute discrimination.

Partager cet article

Repost 0
Published by Tunisie mon pays! - dans FRANCE
commenter cet article

commentaires