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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 19:44

Tunisie : Pour Ben Ali, la chasse est ouverte

lundi 9 juin 2008.
 
Redeyef, contrairement aux apparences, ce nom n’est pas slave, ni même tchétchène. Il désigne plutôt une ville africaine, située à 350 km au sud-ouest de Tunis. Cette bourgade au bassin minier de Gafsa, dans le Centre-Ouest de la Tunisie, est sortie de son anonymat le week-end dernier, et de bien triste manière.

C’est là, en effet, que les forces de l’ordre ont ouvert le feu, vendredi, sur les manifestants qui protestaient contre le chômage et la dégradation des conditions d’existence ; contre la vie chère en somme. Un mouvement de colère comme ceux qu’ont connu ces derniers temps de nombreux pays africains, sans la moindre effusion de sang.

Mais voilà ! Redeyef. La douloureuse, se trouve au pays de Zine el-Abidine Ben Ali. Un Etat policier où la liberté d’expression demeure à l’état d’utopie. La preuve, ce vendredi, la police, redoutant des dérapages, a choisi de tirer sur la foule des manifestants, à balles réelles, faisant 1 mort et de nombreux blessés. "Nous regrettons cet incident, d’autant que ces troubles sont exceptionnels en Tunisie", a déclaré le ministre de la Justice et des Droits de l’homme tandis que l’armée, appelée en renfort quadrillait les lieux.

L’incident ainsi clos, la chape de plomb est retombée sur le pays. On est loin des déclarations du président Sarkozy qui affirmait lors de sa dernière visite que "l’espace des libertés progresse" en Tunisie. Une avancée marquée, ces derniers jours, par la mort d’un protestataire à Redeyef. La patrie du général Ben Ali a encore beaucoup de chemin à parcourir en matière de droits de l’homme et de libertés publiques.

Ainsi que l’a reconnu lui-même le successeur de Habib Bourguiba, dans ce domaine comme dans d’autres, "nous sommes conscients que beaucoup reste à faire". C’est le cas de le dire, lorsque la société civile, au lieu de défendre les droits du citoyen, en est réduite à se préoccuper de son propre droit d’exister et des moyens d’échapper aux balles du chasseur dénommé Ben Ali.

L’Observateur

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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 19:39

Les conditions sociales précaires font sortir Marocains et Tunisiens dans la rue. Dans les deux pays, des manifestations ont été durement réprimées

Si des émeutes ont éclaté à la fin du mois de mai dernier dans la plus grande ville de l'ouest de l'Algérie [Oran] en signe de protestation contre la rétrogradation en division inférieure du club local de football, le Maroc et la Tunisie n'ont pas été non plus épargnés par ce phénomène de violence qui commence à prendre des proportions inquiétantes dans les trois pays du Maghreb.

Inconnues jusque-là du grand public, les localités de Redeyef, dans le sud-ouest de la Tunisie, et de Sidi Ifni, dans l'extrême sud du Maroc, se sont retrouvées sous les lampions en raison des violentes manifestations qui les ont secouées. Contrairement à l'Algérie, ce n'est pas le sport qui est derrière cette grosse colère ; ce sont les conditions sociales précaires qui ont fait sortir des citoyens tunisiens et marocains. Dans les deux cas, les manifestants ont donné libre cours à leur ire. Ils ne se sont pas privés de dénoncer les pratiques des administrations publiques que sont le favoritisme et la bureaucratie dans l'attribution des postes de travail – pour une fois qu'il y en avait. L'augmentation des prix de produits de première nécessité n'est certainement pas étrangère à cette expression de colère, laquelle a été, bien sûr, sévèrement réprimée par la force, ajoutant à la frustration générale. [En Tunisie, un jeune homme de 25 ans a été tué le 6 juin à Redeyef, lors d'affrontements survenus entre la police et les manifestants.]

Devant l'impossibilité de se faire entendre par les responsables concernés quand elles se sentent lésées dans leurs droits, sortir dans la rue est devenu l'unique moyen de protestation pour les masses populaires dans les pays du Maghreb, au risque de se faire matraquer par les forces de sécurité. Ce phénomène, qui prend de l'ampleur, donne une mauvaise image des régimes, notamment en direction de l'Occident, lequel est à l'affût des moindres signes de contestation populaire pour lancer ses mises en garde au nom des droits de l'homme.

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=86427

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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 19:31

De violentes émeutes ont éclaté ces derniers jours à Sidi Ifni et Gafsa, localités situées respectivement au Maroc et en Tunisie. C'est le chômage, couplé à l'absence de perspectives, qui a conduit, les 6 et 7 juin, des chômeurs à descendre dans les rues de ces deux petites villes, perdues à des centaines de kilomètres au sud de Rabat et de Tunis.

A Sidi Ifni (20 000 habitants), port de pêche d'une région berbère contestataire, limitrophe du Sahara occidental, une violente altercation a opposé, samedi, les forces de l'ordre à des jeunes manifestants. Ceux-ci bloquaient le port pour contester un tirage au sort organisé un peu plus tôt par la municipalité pour l'embauche de trois personnes.

Le bilan de l'échauffourée qui a suivi est incertain. Les associations locales, notamment Aït Baamarane et le Centre marocain des droits humains (CMDH), avancent le chiffre d'au moins deux morts et de nombreux blessés. Information confirmée par la chaîne de télévision Al-Jazira, qui fait état de deux à huit morts.

Les autorités marocaines, quant à elles, parlent de 44 blessés et démentent énergiquement qu'il y ait eu des morts. Elles accusent Al-Jazira de "légèreté dans la collecte de l'information". Reste que l'accès à l'hôpital de Sidi Ifni est bloqué par les forces de l'ordre, ce qui alimente les rumeurs.

Dans le sud tunisien, pendant ce temps, la région de Gafsa (120 000 habitants) s'enflammait à nouveau. Vendredi, un jeune de 25 ans a été tué par balles à Redeyef (l'un des quatre bassins miniers de Gafsa), lors d'affrontements avec les forces de l'ordre. Déjà, en mai, un jeune manifestant était mort électrocuté alors qu'il tentait de couper des câbles électriques. A l'annonce de ce nouveau décès, la colère a été telle que l'armée a été appelée en renfort et s'est déployée, samedi, à la place de la police.

Voilà cinq mois que les quatre bassins miniers de Gafsa, ville déshéritée de l'intérieur où le taux de chômage dépasse les 30 %, sont secoués par des émeutes. Le seul employeur de la région, la Compagnie des phosphates de Gafsa (CMG), n'embauche plus depuis des années, en raison de la mécanisation des mines. Le nombre des employés est passé de 14 000 dans les années 1980 à 5 000. Le 7 janvier, 81 postes ont toutefois été proposés. Plus de 1 000 candidats se sont présentés. Dès que la liste des "gagnants" a été affichée, la révolte a éclaté. Selon Hajji Adnane, porte-parole du mouvement de Redeyef, "les embauches étaient affaire de corruption et de népotisme".

Les mineurs de Redeyef se plaignent d'être otages d'un potentat local qui est à la fois patron, délégué syndical et député du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti au pouvoir. Ils accusent également la police de se livrer régulièrement à des provocations et à des pillages. Les femmes sont aux premières loges de ce combat contre le pouvoir. Fait exceptionnel : elles étaient nombreuses, samedi, à assister à l'enterrement du jeune tué la veille par la police.

Florence Beaugé
Article paru dans l'édition du 10.06.08.
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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 14:50
Précisions d’une source officielle au sujet des actes de violence survenus à Redeyef
 


Tunis 6 juin 2008 (TAP)- Une source officielle a publié, vendredi, le communiqué suivant au sujet des actes de violence survenus dans la région de Redeyef (gouvernorat de Gafsa).

“Des actes de violence ont été commis par certains individus dans la région de Redeyef (gouvernorat de Gafsa).

Ces actes ont fait l’objet d’une surveillance de la part des forces de sécurité pour contrer tous débordements éventuels.

Des informations sont parvenues, vendredi, aux autorités que des éléments étaient en train de fabriquer des cocktails molotov en vue de les utiliser dans des actes de vandalisme, ce qui a imposé l’intervention des forces de sécurité qui ont essuyé des jets de ces engins incendiaires.

Malgré les mises en garde lancées, conformément à la loi, par les forces de l’ordre, les éléments perturbateurs n’ont pas obtempéré, obligeant les forces de sécurité à intervenir.

Ces évènements ont entraîné la mort d’un élément perturbateur. Cinq autres ont été blessés ainsi que trois agents de l’ordre.

Le procureur de la République de Gafsa a ordonné l’ouverture d’une information judiciaire pour déterminer les circonstances de ces événements et délimiter les responsabilités”.

Décès de l’universitaire et homme politique Mohamed Charfi

L’universitaire et homme politique Mohamed Charfi vient de décéder aujourd’hui vendredi 6 Juin 2008 des suites de la maladie dont il souffrait depuis quelques temps

Universitaire de renom (1964-2003), professeur de droit et ancien doyen de la faculté de droit de Tunis, Mohamed Charfi été aussi président de la Ligue tunisienne de défense des droits de l'homme de 1981 à 1989 avant de devenir Ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur 1989 à 1994 dans le gouvernement du président Ben Ali.

Son nom reste lié à la reforme de l’enseignement qu’il à mis en application et qui à été largement contestée par les milieux islamistes qui dominaient l’université à son époque. Dans la dernière partie de son livre « Islam et liberté » il s’est largement expliqué sur cette réforme qu’il à défendu jusqu'à la fin de sa vie.

Mohamed Charfi été aussi un francophone convaincu et l'une des figures marquantes de la gauche tunisienne. Fondateur du groupe « perspectives tunisiennes » à l’animation de laquelle il a participé par ses écrits et par son engagement, ce qui lui a valu d’être arrêté et condamné à la prison qu’il a passé dans le sinistre bagne de Borj Erroumi. Après sa sortie du gouvernement il à regagné l'opposition et  joué un rôle de premier plan au sein de la gauche et dans l'opposition à la dictature instaurée par le président Ben Ali pour assurer sa présidence à vie.

Personnage controversé, Mohamed Charfi a resté tout au long de sa vie le grand intellectuel de gauche, militant pour la démocratie et les droits de l’homme en Tunisie.

(Source : « TunisiaWatch », le blog de Mokhtar Yahyaoui, le 7 juin 2008)
Lien : http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/06/07/deces-de-l-universitaire-et-homme-politique-mohamed-charfi.html
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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 14:49
AFP, le 7 juin 2008 à 16h11
Tunis regrette la mort d'un manifestant mais ne cédera pas à la violence (ministre)
   
 

TUNIS, 7 juin 2008 (AFP) - Le ministre tunisien de la Justice et des droits de l'Homme Bechir Tekkari a "regretté" samedi la mort d'un manifestant lors des affrontements survenus vendredi à Redeyef
(sud-ouest) mais a affirmé le souci du gouvernement d'empêcher toute protestation violente.

"Nous regrettons cet incident d'autant que ces troubles sont exceptionnels en Tunisie", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, au lendemain des violences qui ont fait un mort et plusieurs
blessés par balles à Redeyef, dans la région minière de Gafsa (350 km de Tunis).

M. Tekkari a cependant souligné la détermination des autorités à empêcher toute menace de l'ordre public, justifiant l'intervention musclée de la police par la "présence de danger contre l'intégrité
physique des individus".

"Nous ne tolèrerons aucun recours de la violence et refusons qu'un point de vue quelconque soit imposé à l'Etat par la force", a-t-il déclaré en référence aux revendications sociales dans la région.

Les affrontements ont opposé la police à des demandeurs d'emplois notamment.

Le ministre a assuré que les forces de l'ordre avaient agi "conformèrent à la loi" et après les sommations d'usage, démentant des accusations portées par des meneurs locaux selon lesquelles
celles-ci avaient tiré des balles réelles sans sommation.

La situation a dégénéré lorsque les forces de l'ordre ont donné l'assaut à un groupe d'individus qui étaient en train de fabriquer des cocktails Molotov, a-t-il dit, affirmant que la police avait été la cible de ces engins.

M. Tekkari s'est aussi inscrit en faux contre un "recours exclusif à l'option sécuritaire" pour régler des problèmes socio-économiques dans la région de Gafsa, faisant état de "nombreuses" mesures gouvernementales et projets en route pour satisfaire la demande d'emploi.

Le ministre de la Justice présentait à la presse les détails d'une réforme du système pénitentiaire prévoyant une réduction notable des délais de détention et des facilités de réhabilitation et d'insertion des condamnés.

AFP
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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 14:48
AFP, le 7 juin 2008 à 19h49
Tunisie: l'armée déployée à Redeyef où le calme est revenu (dirigeant syndical)
 

TUNIS, 7 juin 2008 (AFP) - L'armée tunisienne s'est déployée samedi après-midi à Redeyef (350 km au sud-ouest de Tunis) où le calme est revenu au lendemain d'affrontements qui ont fait un mort et 26 blessés, a indiqué un porte-parole du mouvement de protestation sociale, Adnane Hajji. "La situation est relativement calme et la population a été apaisée par le déploiement de l'armée qui a pris le contrôle des
principaux points de la ville", a-t-il témoigné par téléphone à l'AFP.
"Les renforts militaires --une quarantaine de camions et des blindés-- ont commencé à se déployer dans la nuit de vendredi et devraient permettre le retrait des brigades de l'ordre public", a ajouté ce dirigeant syndical.
Les autorités ont en outre promis des compensations aux habitants et commerçants de Redeyef, dont des biens auraient été volés ou saccagés par des agents de l'ordre, a-t-il poursuivi parlant de pertes en denrées alimentaires, vêtements, téléphones portables.
L'entrée par la force "dans des commerces et des habitations au prétexte de pourchasser des protestataires était devenue une source majeure de provocation et de tension ces derniers jours", a-t-il estimé.
Le ministre tunisien de la Justice et des droits de l'Homme Bechir Tekkari qui a dit "regretter" samedi la mort d'un manifestant, a démenti que des actes de vols et pillage aient été commis par des agents de l'ordre.
Les forces de l'ordre étaient intervenues "conformément à la loi" pour neutraliser des individus qui fabriquaient des cocktails Molotov et menaçaient l'ordre public, avait-il déclaré à la presse.

AFP
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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 14:45

الدول العربية تطلب توضيحات حول انضمام اسرائيل الي الاتحاد المتوسطي
ساركوزي: مصر والمغرب وتونس لم تقل لي إن وجود إسرائيل مشكلة

 
 

الجزائر ـ اثينا ـ ا ف ب: طلبت الدول العربية توضيحات حول تداعيات انضمام اسرائيل الي الاتحاد من اجل المتوسط الذي سيعلن في 13 تموز (يوليو) في باريس، وفق ما اعلن الجمعة وزير الخارجية الجزائري اثر منتدي لدول المتوسط. وقال الوزير مراد مدلسي بين النقاط التي تتطلب توضيحا، هناك تداعيات وجود اسرائيل داخل الاتحاد من اجل المتوسط .
واضاف ليست مهمة الاتحاد ان يقوم بتطبيع (العلاقات) بين اسرائيل والدول العربية، الامر الذي لم تتوصل اليه عملية برشلونة العام 1995 والتي ربطت الاتحاد الاوروبي بخمس دول في جنوب المتوسط.
وتابع الوزير الجزائري ان عملية التطبيع مع اسرائيل تندرج في اطار نقاش آخر بين الدول العربية التي اقرت في بيروت العام 2002 مبادرة تنص علي تطبيع العلاقات مع الدولة العبرية مقابل انسحابها من الاراضي التي احتلتها العام 1967. واعادت قمة الرياض العام 2007 تفعيل تلك المبادرة.
من جهة اخري، شدد مدلسي علي ان الدول الاعضاء في الاتحاد من اجل المتوسط المقبل التي لا تقيم علاقات مع اسرائيل ينبغي عدم اجبارها علي المساهمة في مشاريع مشتركة مع الدولة المذكورة داخل الاتحاد.
من جانبه قال الرئيس الفرنسي نيكولا ساركوزي الجمعة في اثينا ان وجود اسرائيل في الاتحاد من اجل المتوسط لا يطرح مشكلة لبعض الدول العربية مثل مصر وتونس والمغرب.
وردا علي سؤال خلال مؤتمر صحافي بشأن طلب دول عربية توضيحات حول وجود اسرائيل في الاتحاد من اجل المتوسط قال ساركوزي لقد تناولت وجبة الغداء الاثنين الماضي مع الرئيس (المصري حسني) مبارك ولم يقل ابدا ان وجود اسرائيل يمثل مشكلة .
واضاف انه في تونس التي زارها نهاية نيسان (ابريل) لم يقل لي الرئيس (زين العابدين) بن علي ان ذلك يطرح مشكلة .
وكذلك الامر في المغرب التي زارها الرئيس الفرنسي في تشرين الاول (اكتوبر) 2007 قال ساركوزي ان جلالة ملك المغرب محمد الخامس وهو ليس فقط قائد دولة بل امير للمؤمنين، لم يقل لي ان وجود اسرائيل يمثل مشكلة. ان ما يطرح مشكلة هو مسيرة (السلام الفلسطيني ـ الاسرائيلي) انابوليس التي يبدو انها تشهد تباطؤا .

(المصدر: صحيفة "القدس العربي" (يومية – لندن) الصادرة يوم 7 جوان 2008)
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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 14:43
  برقية تعزية في وفاة محمد الشرفي
 
 
"كل شيء هالك إلاّ وجهه له الحكم وإليه ترجعون" القصص آية 88
 
تلقينا بحزن نبأ وفاة السيد محمد الشرفي  يوم 06 06 2008
وبهذه المناسبة الأليمة نتوجه إلى عائلة الفقيد وأهله وذويه وكل أصدقاءه بأحر التعازي و إن لله وإن إليه راجعون
ا
نورالدين ختروشي
باريس في 07 06 2008


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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 14:29
برهان بسيس يرد على أسئلة الطاهر بن حسين
 
 

نشر Astrubal في موقع نواة المقطع التالي من الحوار التلفزيوني الذي بثته  قناة "الحوار التونسي" في حلقتها عدد 158 بتاريخ 27 ماي 2008 مع برهان بسيس تحت العنوان البليغ التالي:

Sans commentaire cette fois-ci… par crainte de tirer sur une ambulance

للمشاهدة، اضغط على الرابط التالي:

http://www.nawaat.org/portail/2008/06/05/sans-commentaire-cette-fois-ci-par-crainte-de-tirer-sur-une-ambulance/
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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 21:43

ماذا لو سحبنا ورقة العودة من ابتزاز العقل الأمني؟

بقلم عماد الدائمي

“عليك بالصمت حتى 2009، إثر ذلك يمكنك الكلام إن شئت” كلام قاله أحد مسؤولي “أمن الدولة” بلغة تهديد ووعيد للكاتب الحر توفيق بن بريك منذ أيام. ويعكس هذا الكلام تماما رغبة السلطة في إخراس كل صوت يمكن أن يزعجها أو يفسد عليها إعدادها لانتخابات 2009.

في هذا الاطار نفهم الحملة الشرسة التي أطلقها النظام في الفترة الأخيرة على من يعتبرهم رؤوس الفتنة في البلاد وأصحاب الألسن الطويلة (أم زياد، عبد الرؤوف العيادي، عبد الوهاب معطر، عبد الكريم الهاروني، عبدالله الزواري، مسعود الرمضاني، سليم بوخذير، سهام بن سدرين، عمر المستيري، توفيق بن بريك …). حملة شملت كل أنواع الردع والترهيب والانتقام من حجز الأموال وتسليط سيف الضرائب الجائرة، إلى تلفيق الأشرطة الفاضحة والاعتداء على الأعراض الشريفة، إلى تضييق الخناق والحصار الدائم، إلى الاستفزاز والتهديد، وصولا الى التعنيف الشديد.

وفي هذا الاطار أيضا نفهم الرد الأمني المفرط على التحركات الاجتماعية التي شهدتها مناطق الجنوب الغربي التونسي، والقمع الشديد الذي يتعرض له شباب المنطقة المنخرط في تلك الاحتجاجات في هذه الايام لوأد تلك التحركات واخمادها ومنع انتقال العدوى الى المناطق المجاورة.

ويبدو أن تزامن كل هذه الخطوات القمعية والضربات الاستباقية هو مؤشر على وجود خطة حددها العقل الأمني للسلطة شعارها إخماد صوت أي شخص تحدثه نفسه التشويش على “الاستحقاق الرئاسي” للسنة المقبلة.

العقل الأمني ومصادرة السياسي

يبدو جليا بما لا يدع مجالا للشك أن العقل الأمني الذي وضع هذه الخطة هو نفسه الذي يمسك بزمام المبادرة السياسية في البلاد ويطوع المؤسسات التشريعية والتنفيذية والحزبية لغرض تحقيق هدفه المركزي للمرحلة : تجديد شرعية السلطة في انتخابات السنة القادمة دون احداث أي درجة من درجات الانفتاح ودون قلاقل داخلية وفضائح خارجية. وهكذا كان التحوير الدستوري الأخير الذي أعلنه هرم السلطة بنفسه يهدف بدون لف ولا مواربة لاقصاء كل من يمكن أن تسول له نفسه أن يفسد الخطة وأن لا يحترم قواعد اللعبة المرسومة مسبقا أو أن يتجاوز الخطوط الحمراء ذات السقف المتدني.

ولا شك في أن الكثيرين من الوطنيين في الدوائر المعنية بالقرار السياسي غير موافقين على هذا المسار ولكنهم مغلوبون على أمرهم ولا حيلة لهم أمام سطوة العقل الأمني وسلطته.

العقل الأمني والتعامل مع قضية المهجرين

الفصل الثالث من الخطة الأمنية المفترضة للمرحلة القادمة، بعد فصلي قمع المعارضة الراديكالية داخل البلاد (معارضة المقاطعة) والتضييق على معارضة المشاركة، يعنى بالتعامل مع ملف المهجرين الذي أصبح حاضرا بكثافة في الساحتين الداخلية والخارجية والذي يهدد بالتحول الى مصدر ازعاج شديد وتشويش خطير قبل وأثناء وبعد الانتخابات القادمة.

في هذا الملف، كمثله من الملفات، افتكت الأجهزة الأمنية القرار من مصدره الطبيعي (الخارجية والقضاء) وهي تسعى الى حلحلته أو بالأحرى تصفيته بتخبط شديد وعقلية أمنية صرفة هدفها الأوحد كسر وحدة المهجرين وضرب البعد السياسي للقضية بتحويلها من ملف عام شامل سياسي بامتياز الى ملفات شخصية منفصلة تدرسها بانتقائية شديدة وتبت فيها من خلال معايير تبدو ذكية أحيانا، عندما يتعلق الأمر بتحييد مناضلين أوتشتيت مجموعات متماسكة. غير أنها تبدو في غاية من الغباء والتخلف عندما ترفض ملفا “يخدم مصالحها” أو عندما تتعنت في ملف انساني صارخ فاضحة نواياها غير الصادقة..

ورغم تخبط السياسات الأمنية تجاه “ملف العودة” وضبابية الموقف العام، يمكننا من خلال مؤشرات عديدة توقع معالم الخطة الأمنية المرحلية حول هذا الملف. حيث لن يبتعد كثيرا عن السيناريو التالي:

ـ مواصلة التعامل بشكل انتقائي بطئ مع الملفات لابقاء الوضع تحت السيطرة، وربحا للوقت حتى اقتراب الانتخابات حيث قد يقوم الرئيس ـ المترشح لخلافة نفسه ب”مبادرة كريمة” للسماح بعودة العشرات من اللاجئين لتلطيف الأجواء ولكسب بعض الشرعية، كما كانت العادة سابقا في التعامل مع المساجين السياسيين.

ـ عزل عدد من الناشطين من “مثيري الفتنة” عبر سياسة مزيج من الترغيب والترهيب وتشويه السمعة وصولا الى التأديب بأشكال انتقامية خفية وغادرة. ولعل ما راج من شائعات في الأيام الأخيرة من وجود مخطط لقمع بعض الوجوه المهجرية يدخل في باب الحرب النفسية من أجل اسكات الأصوات المزعجة.

غير أن الموقف الأمني من مسألة العودة سيظل مرتبطا ومحكوما في تطوره بموقف المهجرين أنفسهم : ان هم قبلوا بشروط اللعبة المفروضة وواصلوا انتهاج سياسة الخلاص الفردي وسكتوا عن المماطلات والوعود الكاذبة فستظل السياسة الأمنية على حالها ولربما تعنتت أكثر. وان هم التفوا حول مشروع جماعي لفرض حق الجميع في عودة كريمة ومسؤولة ورفضوا الاذعان للشروط المجحفة وأبوا دفع ثمن، مهما قل، لعودتهم فلن يجد النظام بدا عن التنازل.

الحلقة الأضعف

وهكذا يبدو لنا من خلال ما سبق أن “ملف المهجرين” مؤهل ليكون الحلقة الأضعف في السياسة الأمنية التي يراد لها ادارة المرحلة حتى موعد الانتخابات القادمة. حيث أن فاعلي هذا الملف هم الأكثر تحررا والأيسر مبادرة والأشد قدرة على الكر والايلام نتيجة لوجودهم حيث مصدر شرعية النظام وحيث مورد رزقه (السياحة والاستثمارات) ونتيجة لعدالة قضيتهم التي ستجلب لصفهم الكثير من القوى المؤثرة. كما أن العقل الأمني سيجد نفسه محاصرا بين أمرين أحلاهما مر : مواصلة التعنت وما سيؤدي اليه ذلك من مزيد احتقان للأوضاع وفضائح ستفسد عليهم حفلتهم، أو فتح الأبواب وما يعنيه ذلك من خروج للأمور عن السيطرة ومن انتقال “المعركة” الى داخل البلاد.

أحد الأصدقاء توقع أن يتوجه العقل الأمني الى خيار ثالث جوهره التسريع بحل الوضعيات العالقة والملفات المفتوحة في عملية استباقية للحملة التي هي بصدد الاعداد كسرا للديناميكية الوليدة ومواصلة التعاطي الشخصي الانتقائي مع الملفات القادمة. ورغم أنني أشكك في امتلاك الأجهزة لهامش المناورة هذا، فانني أعتقد أن الأمر ان تم فانه سيكون النصر الأول لحملة لم تنطلق بعد، حيث أن العودة الكريمة لأي مهجر الى بلاده هي انتصار لكل المهجرين

يبقى الخيار الأفضل للبلاد والعباد أن تتوفر ارادة صادقة لانهاء المظالم وفتح البلاد لكل أبنائها والسعي الى تحقيق المصالحة الوطنية المنشودة. وهذا يتطلب أمرا مركزيا : أن يتأخر العقل الأمني خطوة ويترك مكانه لعقل وطني سياسي ولعل الدولة والادارة وحتى الحزب تعج بوطنيين مخلصين يحملون هذا العقل

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