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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 21:04
Wall Street, mûr pour adopter les principes de la Charia ?
 

par Roland Laskine | JDF | 25.09.2008 | Mise à jour : 08H54
Chronique. Roland Laskine, rédacteur en chef à l’hebdomadaire Le Journal des Finances, analyse l’interdiction des ventes à découvert aux Etats-Unis.
En 1968, les étudiants écrivaient sur les murs qu’il est «interdit d’interdire». Aujourd’hui, ces mêmes étudiants, dont une bonne partie occupent des postes clés dans les entreprises ou l’administration s’inquiètent de la crise financière et déclarent qu’il est «interdit de laisser faire». L’heure est donc au resserrement des contrôles sur toutes les places financières et surtout à la restriction des opérations spéculatives qui ont largement contribué à aggraver la crise.
Lorsque Nicolas Sarkozy monte à la tribune de l’ONU pour réclamer plus de contrôle et une meilleure régularisation des règles du capitalisme, notre Président ne fait que traduire l’exaspération générale de dizaines de millions d’épargnants dans le monde victimes des agissements d’une poignée de banquiers irresponsables.
L’interdiction totale des ventes à découvert sur les valeurs financières de part et d’autre de l’Atlantique et la limitation des opérations à effets de leviers qui permettent de parier sur 100 ou 500 en ne mettant sur la table d’une dizaine de dollars, était sous doute nécessaire. A court terme, il était en effet important d’éteindre l’incendie qui menace de se propager à l’ensemble de la maison. La mise en œuvre de ces restrictions est beaucoup plus délicate.
Les «hedge funds» ne sont jamais à court d’idées pour spéculer
Si nos dirigeants financiers cherchent vraiment à limiter la spéculation, rien de plus simple, il suffit d’appliquer des principes de la Charia arrêtés sept cents ans auparavant : interdit de vendre des actifs que vous ne possédez pas de façon effective ou de réaliser des opérations de prêts d’argent moyennant rémunération. Interdit surtout de spéculer sur les déboires d’une entreprise. Le seul moyen de s’enrichir c’est de participer au développement d’une entreprise et d’en percevoir les fruits en étant présent au capital.
Des principes simples et de bon sens que tous les détenteurs d’actions ou de contrats d’assurance-vie indexés sur la Bourse auraient voulu voir appliqués plus tôt. Le problème est que ces principes de gestion ne correspondent ni à la tradition occidentale, ni à nos convictions religieuses. Pour que le système fonctionne il faut surtout que tout le monde s’y conforme en même temps. Car dans un monde où la spéculation est reine, aucun titre - fut-il trié sur le volet - n’est à l’abri d’un mauvais coup.
Toute la difficulté pour les régulateurs consistera donc trouver des règles communes à tous les intervenants et surtout applicables à toutes les classes d’actifs. En limitant momentanément des ventes à découvert sur les valeurs financières, les autorités de marché prennent le risque de faire dévier la spéculation sur des titres connexes, comme les biens de consommation ou l’automobile dont on peut penser qu’ils seront eux aussi victimes de raréfaction de l’offre de crédit de la part des banques. L’extrême volatilité du prix du baril de pétrole qui a gagné plus de 15% en quelques heures en début de semaine à New York montre que les «hedge funds» ne sont jamais à court d’idées lorsqu’il s’agit d’alimenter la spéculation.
Pour retrouver son équilibre, le marché a besoin de sanctionner tous les excès commis par les banques. Les mesures partielles mises en place ça et là peuvent retarder la chute des maisons les plus vulnérables, mais elles n’ont aucune chance de la stopper. Ce n’est qu’une fois que la bulle immobilière et financière aura explosé, que le régulateur pourra s’atteler à la mise en place d’une réglementation pus contraignante et applicable à tous sans exception.
Pour l’heure, même si nous avons le sentiment que le dénouement de la crise est proche, il faut reconnaître qu’il est bien difficile de revenir en Bourse en toute confiance.

(Source: 'Le Journal des Finances' le 25 septembre 2008)
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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 16:22
Vivre à credit
 

Sun, 31 Aug 2008 11:38:00
Tunisie - Depuis le crash de Batam,I'octroi de credits a la consommation est surtout le fait du secteur bancaire.

Par KongoTimes!

Pour avoir acheté un appartement, une voiture ou même une télévision, plus de 600000 foyers sont aujourd'hui endettes. Les prêts à la consommation explosent, et attisent une vive concurrence.
C'est aujourd'hui un fait établi. Les ménages tunisiens sont de plus en plus endettes. Le nombre total de la population active vivant à crédit est ainsi passe de 50000 personnes en 2003 à plus de 600000 en 2006. Un record historique. De la voiture au téléphone portable, en passant par la télévision et autres biens d'équipement, les tentations sont désormais pléthoriques. La plupart des foyers de la classe moyenne (soit 80 % de la population) n'hésitent plus à s'endetter à long terme, sur quinze ou vingt ans, pour satisfaire leurs besoins et leurs envies les plus folles. Conséquence: les prêts à la consommation explosent. Et les chiffres sont la pour en témoigner.
Selon les données publiées par la Banque centrale de Tunisie, le nombre total des crédits à la consommation aurait double depuis 2003 et s'élèverait à 3,95 milliards de dollars pour 1'année 2006. Plus particulièrement, le volume des crédits qui ont servi à couvrir les dépenses courantes a connu une croissance de 1'ordre de 26 % entre 2005 et 2006, atteignant 2,05 milliards de dollars. Une tendance qui s'est confirmée en 2007. « Plus de 80 % de notre clientèle à recours au crédit pour effectuer leurs achats sur place, explique le gérant d'un magasin d'électroménager en plein centre-ville de Tunis.
Et même si le nombre des retards de remboursement aux crédits fournisseur (paiements d'achats par tranches) augmente, 1'activité reste tout de même profitable. » Pour répondre a cette demande en nette progression, la plupart des commerces proposent aujourd'hui des plans de remboursement a long terme. Cette pratique, qui n'a rien de nouveau, avait déjà été démocratisée au début des années 2000 par 1'ancien géant de la distribution, Batam. Victime d'une expansion trop rapide et du laxisme des banquiers, qui accordaient crédits sur crédits les yeux fermes, la plus grosse entreprise de vente à crédit a fini par s'effondrer.
A cote des dépenses courantes, c'est encore et toujours le logement - première préoccupation des ménages - qui fait exploser la demande de crédits. Alors que 80 % des Tunisiens sont propriétaires, le remboursement des crédits à 1'habitat représente environ 40 % du revenu disponible des ménages. « Nous avons acquis notre appartement de trois pièces, situe a El-Mourouj (quartier sud de Tunis), grâce a un prêt de la Banque de 1'Habitat. Mais quasiment tout notre salaire y passe », explique un couple de trentenaires. Autrefois considère comme la chasse gardée de la Banque de 1'Habitat, le « crédit logement », encore appelé « crédit foyer », est désormais pratique par la plupart des banques commerciales de la place, qui se livrent aujourd'hui une lutte sans merci pour attirer et fidéliser la plus grosse clientèle possible. La large gamme de choix de prêts permet ainsi aux salaries de bénéficier d'un crédit leur ouvrant l’accès à la propriété. Ce prêt offre la possibilité d'acquérir un logement neuf ou ancien, de construire une maison ou encore d'acheter un terrain.
Dans ce contexte d'offre immense, 1'Attijari Bank (anciennement la Banque du Sud) propose trois types de produits pour séduire les accros des crédits a la consommation. Le crédit Tahssin, destine à financer des travaux de rénovation; le crédit Ardhi, permettant d'acheter un terrain; ou encore le crédit Melki, pour accéder a la propriété. « Bien sur, en termes d'offres de crédit, les institutions financières redoublent aujourd'hui d'originalité et d'ingéniosité, car la concurrence est rude », confie un chef d'agence de la région de Sousse. C'est particulièrement vrai dans le cas d'un crédit très populaire: le crédit auto. Propose par la grande majorité des banques tunisiennes, ce type de crédit a la consommation permet de financer l'achat d'une voiture de tourisme a hauteur de 70 % de son prix TTC s'il s'agit d'un véhicule neuf, ou a hauteur de sa valeur estimée par 1'institution financière dans le cas d'un véhicule d'occasion. Preuve du succès de ce produit: entre mai 2005 et mai 2006, le volume des crédits ayant servi au financement de véhicules neufs a augmenté de 33 %. Un record! Aux offres classiques (crédit logement, crédit auto, etc.), s'ajoutent le crédit immédiat, ainsi que des offres plus spécialisées, telles que le prêt bancaire pour 1'acquisition d'un ordinateur ou encore le prêt étudiant, par exemple.
Face à la progression du marché des crédits à la consommation, ce sont surtout les banques qui en profitent. En permettant aux ménages de s'équiper, d'acheter une voiture ou un logement, bref de s'endetter, les établissements financiers - mis a part le fait de se rapprocher de leurs clients - améliorent également leurs dépôts et ainsi font mieux fonctionner la machine économique en encourageant ces produits financiers. Hormis les banques, la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) et la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS), et ce même s'il ne s'agit pas de leur vocation première, accordent aussi ce genre de financement, a certaines conditions. Quant aux sociétés spécialisées dans le crédit a la consommation du type Cetelem ou Sofinco en France, elles brillent par leur absence sur le marché tunisien. Tasshil, une société partenaire de 1'Union Internationale des banques a propose quelque temps des crédits pour financer les achats relatifs a tout appareil électroménager ou informatique, 1'acquisition de voiture, les améliorations de 1'habitat ou encore l'achat de meubles. Mais au bout de quelques mois de fonctionnement, 1'aventure à tourne court.
Aujourd'hui, le marche des crédits à la consommation est, et reste plus que jamais, aux mains des banques, qui ont fortement incite et encourage 1'endettement des ménages, considéré autrefois comme un formidable moyen permettant a certaines catégories a court de capacités de financement d'accéder a la consommation. Mais depuis quelque temps, la donne a change. « II y a une course effrénée et parfois dangereuse à la consommation et aux crédits. C'est une nouvelle culture qui a fait son apparition et, en tant que banquiers, nous devons en tenir compte », explique un responsable de la Banque de Tunisie. C'est dans ce nouveau contexte que la plupart des responsables d'institutions financières insistent sur la nécessaire professionnalisation de 1'activité. Le crédit à la consommation est un véritable métier, il implique une connaissance et une maitrise de la technologie des risques et de 1'endettement, avec la mise en place d'un outil informatique performant. « Entre les crédits fournisseur et les crédits bancaires, je ne m'en sors plus. Actuellement, il ne me reste plus qu'une infime partie de mon salaire pour vivre, soit 50 DT par mois », déplore un fonctionnaire. C'est pour éviter ces situations extrêmes que les responsables du système financier et les autorités tunisiennes s'orientent pour 1'avenir vers une plus grande sévérité dans le processus d'octroi des crédits a la consommation, moyen de financement qui a fait le bonheur, et parfois le malheur, en cas de grave surendettement, des fameuses « classes moyennes » tunisiennes.
Reste à savoir si ces nouvelles contraintes ne vont pas conduire certains ménages à se tourner vers des modes de financement parallèles. En effet, découragés par les garanties exigées pour 1'obtention d'un crédit a la consommation, de plus en plus de Tunisiens se sentant exclu des circuits classiques, n'hésitent plus a s'orienter vers l'usure. « J'ai été aborde dans une banque par un usurier qui m'a propose de me faire un crédit en deux heures en échange de chèques », confie un instituteur originaire de Meknès. Et malgré des taux d'intérêt largement excessifs, voire franchement prohibitifs, nombreux sont aujourd'hui les ménages qui cèdent quand même à la tentation.


Sonia Mabrouk 
 
(Source: "KongoTimes"  RD Congo le 31 aout 2008)
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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 21:54
La Tunisie face à la flambée des prix
Ridha Touiti explique sa stratégie
15/05/2008 07:08

En dépit des lourdes charges supportées par le budget de l’Etat, le ministre du Commerce et de l’artisanat, Ridha Touiti, a annoncé qu’il n’est pas question de supprimer la Caisse Générale de Compensation (CGC). Elle constitue un des fondamentaux de la politique sociale du pays, d’où l’engagement d’une grande réforme de ce mécanisme important. Une réforme qui tend d’une part à préserver la CGC et de l’autre à contenir le coût économique de la subvention en harmonie avec les capacités financières du pays, soit autour de 1% du PIB, à moyen terme.
Or la flambée des prix des produits alimentaires et énergétiques, sur le plan mondial, ne facilite pas du tout la tâche et il serait difficile d’atteindre cet objectif.
Le budget de l’Etat pour l’année 2008 a déjà prévu des subventions de l’ordre de 700MD, soit 1,43% du PIB et il s’avère que c’est insuffisant. Cette enveloppe sera dépassée de quelques 300 MD, pour se situer autour de 1026 MD, soit 2,1% du PIB !

La table ronde organisée, mercredi 14 mai, par la Chambre des Conseillers sur le thème : « La Caisse Générale de Compensation : Réalités et perspectives », a mis en évidence l’impact de la flambée des prix sur l’économie tunisienne. Un impact que le pays tente de surmonter et de limiter grâce à un certain nombre de mesures dont notamment l’intervention de la Caisse Générale de Compensation. Une intervention qui ne sera pas sans impact sur le budget de l’Etat, renforçant le déficit.
La plupart des produits alimentaires affectés par la hausse, sans précédent, sont essentiellement ceux subventionnés par la Caisse Générale de Compensation. Pis encore, ce sont des produits à forte consommation que la Tunisie importe. Aussi, 85% de la consommation (10,5 millions de quintaux) du blé tendre est importée, contre uniquement 20% de la consommation (8,5 millions de quintaux) de blé dur…

La situation n’est pas prête à s’arranger de sitôt. En effet, les prix continuent leur flambée tranquillement, aux risques d’impacts désastreux sur au moins 30 pays dans le monde avec la pauvreté et famine, la guerre ou encore les tensions sociales et politiques.
En ce qui concerne la Tunisie, les prévisions initiales ont été chamboulées, bouleversées et dépassées. En témoigne celles de 2007, programmées autour de 348 MD, mais qui ont presque doublé pour se situer autour de 600 MD.
Pour l’année 2008, on ne dérogera pas à la règle. Les estimations tablaient sur des subventions de 700 MD, mais au jour d’aujourd’hui, on estime le dépassement à quelque 1000 MD, si le prix du baril de pétrole atteint le seuil de 120 dollars et si la flambée des prix se poursuit pour les produits alimentaires et les matières premières. D’un plan quinquennal de développement à un autre, les subventions ne cessent du coup d’augmenter. Elles sont passées d’une moyenne de 0,7% du PIB, au cours du Xème plan (251 MD), à une moyenne de 1,3% du PIB, en 2007 (600 MD), et des prévisions de 2,1% du PIB, en 2008 (1026 MD).
Le ministre du Commerce, Ridha Touiti, a fait remarquer que 862,24 MD de subventions sont réservées aux céréales (84% de l’ensemble des subventions) et 156,71 MD (15,3%) aux huiles végétales. Un produit appelé, à moyen terme, à quitter le cercle des produits subventionnés, selon M. Touiti.

Au regard des données disponibles auprès de son département, l’indice des prix a enregistré au cours du mois d’avril, une hausse de l’ordre de 0,8%, contre 0,7%, à la même période de l’année précédente, soit une hausse moyenne de 0,1%. Or, si l’on regarde de plus près, on remarquera que la hausse des prix a concerné tous les groupes de produits, sans exception aucune, avec des taux variables.
Aussi, pour les produits alimentaires, la moyenne est certes de 0,1%, mais on notera que les viandes blanches ont augmenté de 3,1%, les céréales de 3,6%, les fromages de 1,6%, les boissons de 1,3% et les légumes de 0,1%.
L’électricité et le gaz n’ont pas été en reste, enregistrant une hausse de l’ordre de 5%, avec une moyenne pour le groupe logement de 1,1%. Des hausses passées sous silence, signalons-le au passage.
Du côté du groupe transport et communication, la moyenne a été de 0,4%. Mais au détail, les taxis ont augmenté de 5,3%, les louages de 8%. Quant aux vêtements, la hausse s’est située autour de 4,8%.
Une hausse inévitable vu l’augmentation vertigineuse à l’échelle mondiale du pétrole, des produits alimentaires et des prix de matières premières industrielles.
Le ministère du Commerce poursuit néanmoins l’organisation de rencontres de sensibilisation avec les différents professionnels afin de maîtriser les prix et de contenir la hausse. Le souci premier étant de garantir la régularité de l’approvisionnement du marché, l’abondance de l’offre notamment pour les produits de base et des produits agricoles en se basant essentiellement sur la production locale.

C’est dans ce contexte qu’il a été décidé de constituer des réserves de régulation, pour se préparer aux saisons de grande consommation, d’inciter les professionnels à constituer eux-mêmes les réserves, dans les produits dont l’Etat ne se charge pas, la régularisation du manque de l’offre intérieure en ne recourant aux importations qu’en cas de nécessité…
Parallèlement, les opérations de contrôle et d’inspection économiques seront accentuées. Autre mécanisme imaginé pour contenir les prix : l’encouragement et l’incitation des professionnels à négocier en vue de conclure des « Accords Modération des Prix », notamment pour les produits de l’industrie agroalimentaire et d’hygiène et ce pour les grandes surfaces et les commerçants en gros….
Avec toutes ces dispositions, le ministère du Commerce s’est engagé dans une réforme du système de subvention dont la finalité est de développer la production nationale, de rationaliser la consommation et de réguler la subvention, tout en préservant les équilibres généraux. Une réforme qui confirme le maintien de la Caisse Générale de Compensation et qui tend à contenir le coût économique de la subvention à la hauteur des capacités financières de l’Etat, soit autour de 1%, du PIB, à moyen terme. Pour ce faire, une série de mécanismes ont été mis en place, dont l’encouragement à la production agricole avec l’objectif d’atteindre l’autosuffisance, notamment pour les céréales, et ce à travers l’augmentation de la prime d’investissement à 40%, au titre de l’acquisition des équipements agricoles pour les mutuelles. On envisage également de fixer le taux d’intérêt des crédits agricoles saisonniers à un point avantageux de telle sorte que les agriculteurs qui remboursent leur dette dans les délais peuvent suspendre ou supprimer, pour certains produits (aliments pour bétail par exemple), les droits douaniers et la TVA, avec l’objectif de limiter les impacts de la flambée des prix sur les éleveurs.
En parallèle, la politique progressive et périodique de régulation des prix serait poursuivie, tout comme les campagnes de sensibilisation à la rationalisation de la consommation….

Pour ce qui est de la subvention accordée à la farine de pain, le ministère a serré les coudes pour un contrôle plus rigoureux afin de lutter contre le trafic.
A cet effet, il a effectué un recensement des boulangeries opérationnelles, dont le nombre s’élève à 2239. Celles-ci disposent désormais d’une carte d’approvisionnement, depuis le début du mois de mai. Une carte sans laquelle elles ne pourront plus s’approvisionner en profitant des produits subventionnés. Autre mécanisme de contrôle : la création d’une banque de données reliant les différents intervenants, afin de garantir une plus grande transparence aux circuits de distribution.
La flambée des prix place le pays face à de nouveaux défis qui exigent une réaction réfléchie dans le cadre d’une vision de solidarité nationale, tout en prenant en considération les intérêts des consommateurs et des producteurs, les priorités du développement, les capacités financières du pays et le pouvoir d’achat du citoyen.

Crédit photos : Agence Chaïrat
Insaf B.
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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 00:09

Samira Khayach Belhaj, ministre de l'équipement, de l'habitat et de l'aménagement du territoire s'est entretenue, vendredi 18 avril 2008, avec Hayama Kanji, président de la compagnie japonaise de travaux publics "Taisei Corporation". Cette entreprise est chargée de la réalisation du premier et du troisième lot du projet du pont la Goulette-Radès avec le concours de compétences tunisiennes. Les deux parties ont évoqué les moyens de développer la coopération tuniso-japonaise et mis l'accent sur l'importance du rôle du secteur privé dans la diversification du partenariat bilatéral pour l'étendre ultérieurement à d'autres domaines économiques. S. Khayach a insisté sur l'impératif de parachever à terme et avec la qualité requise, ce grand projet présidentiel dont le coût s'élève à 141 millions de dinars. L’accent a surtout été mis, au cours de cette séance de travail, sur la nécessité pour cette entreprise japonaise, de rattraper son retard de 10 mois dans l’exécution de ce projet. Un retard, il faut le dire, enregistré dans les études essentiellement et à cause du temps nécessaire à l’adaptation à la conjoncture tunisienne.

On rappelle que le premier lot se compose d'un pont principal à aubains au niveau du canal de Tunis marine et de la ligne ferroviaire Tunis-la Goulette-la Marsa (TGM). Le troisième est un échangeur devant assurer la circulation entre le pont principal et l'autoroute Tunis-la Goulette.

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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 00:07

par : AM.


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Selon des statistiques de l’opérateur privé en téléphonie mobile, le nombre de SMS «à valeur ajoutée», ces services de messagerie qu’utilisent un nombre d’opérateurs privés tunisiens pour lancer des jeux et promettre des cadeaux (parfois fictifs comme s’en est plainte l’organisation de défense du consommateur et pas spécialement de chez cet opérateur privé), ont été de plus de 1 million 848 mille au cours de l’année 2007.

Au «Top Ten» des opérateurs de SMS à valeur ajoutée, dits aussi SMS+, figure la société Get Wireless (Horaires d’avions, trains, météo, sorties, foot, promosport et autres) de Hatem Boulabiar qui a comptabilisé 35 mille envois, loin derrière KTK de Karoui & Karoui (Jeux TV sur Nissma) avec 211 mille 700 envois. Hannibal TV, sur Tunisiana, n’aurait envoyé que 137 mille 833 SMS+ et se classe ainsi à la 6ème place. Autre opérateur SMS qui travaille dans les jeux TV, Tunis Call qui n’aurait fait que 69 500 envois. Il est à la 10ème place de ce Top Ten.

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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 00:05

par : K. Boumiza.


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Cette phrase a été dite, il y a quelques semaines, par Slim Tlatli Chargé des grands projets à la Présidence de la République tunisienne, devant un parterre d’hommes d’affaires. L’occasion était justement de leur présenter cette masse de 65 milliards DT de projets des pays du Golfe, qui sont à l’étude  ou qui débutent déjà dans différents endroits de la Tunisie. Une présentation chiffrée, illustrée et faite par celui qui gère directement ces projets en contact direct avec le Chef de l’Etat tunisien. Une présentation, qui ne peut donc souffrir d’aucun doute dans les perspectives de ces projets. Des perspectives, non seulement de travail pour les entreprises de l’immobilier, mais aussi pour le commerce, les services, les finances, la maintenance, pour ne citer que ces activités !

A travers toutes les questions des dirigeants d’entreprises tunisiens présents à ce rende-vous, qui n’était pourtant pas le premier, le sentiment qui se dégageait était pourtant qu’il y a flagrant manque de communication et une certaine apathie de leur part. Cela n’est d’ailleurs pas une surprise. Des préparatifs existent certes, mais se déroulent actuellement dans les couloirs des ministères, notamment celui de la formation. Il est vrai que ces projets ne se sont, jusqu’ici, projetés que dans une perspective de politique d’emploi !

En face, le patronat n’a encore rien fait, pour équilibrer cette politique, pour s’approprier l’intérêt et le placer dans une perspective économique. Dans ce cas là, une grande réunion avec ses chambres syndicales, par exemple une réunion extraordinaire de son Conseil National, n'aurait pas été de refus. Une réunion pour leur expliquer les enjeux économiques de ces projets, susciter l'intérêt entrepreneurial des hommes d'affaires tunisiens, leur mettre l’eau à la bouche, aiguiser leur faim et les mettre dans un état de préparation à ce nouveau défi en matière d’investissement. Il faudra aussi, que la patronat tunisien «décomplexe» ses adhérents de la taille financière de ces projets, les mette en confiance et leur démontre toutes les opportunités qu’ils peuvent en tirer.

Le patronat semble, pour le moment du moins, se détourner d’une masse de projets qui intéressent pourtant les Français, au profit d’une visite du patronat français dont tout l’investissement en une année n’atteint pas encore la taille d’un seul projet comme celui de GFH (Gulf Financing House). Le patronat pourrait pourtant saisir cette occasion unique de la présence et des contacts directs avec les Pdg des plus grands groupes français qui accompagneront Nicola Sarkozy, pour appliquer la stratégie du Kangourou.

Cet animal possède une poche et son petit en profite généralement pour y grandir et faire les mêmes grands pas que le grand Kangourou. En termes plus clairs et comme l’a conseillé Slim Tlatli, les hommes d’affaires tunisiens devraient, dès maintenant, approcher ces Big des affaires européennes, nouer des contacts avec eux, s’associer avec eux, pour remporter des marchés en Tunisie, en partenariat avec ces grands groupes. Ils pourraient même faire plus. Comme l’a démontré Tlatli, ces grands projets, une fois en marche, demanderont des services d’un niveau international, des produits et des marchandises d’un niveau international. Ils voudront, pour leurs centres commerciaux par exemple, des cartes internationales en matière de restauration, d’hôtellerie, de conseils de toutes sortes, de gardiennage, de distribution, de catering et ainsi de suite. On ne parlera pas de l’industrie, toutes activités confondues, des entreprises de bâtiments et autres. Ces grands bâtisseurs se sont en effet habitués au meilleur et il serait inopportun pour les Tunisiens, de se laisser aller dans l’autosuffisance et l’autosatisfaction ou d’essayer de réinventer la roue. Le meilleur existe déjà et il suffirait de se l’approprier par association avec ces hommes d’affaires étrangers, mieux que de le laisser venir tout seul, et il viendra, et rafler tous les lots de ces mégas projets et réduire le monde entrepreneurial tunisien à la simple sous-traitance.

Ces projets sont bien en Tunisie et les «Kangourous» vont y venir. Ils seront là, surtout pour vendre. Mais on peut aussi les convaincre qu’ils feront de meilleures affaires en s’associant avec les locaux !

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