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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 12:47

Racisme . Scandale d’État après la révélation, par une vidéo amateur, de la vraie nature d’un ministre de l’Intérieur récidiviste .
« C’est un type qui est drôle, qui blague tout le temps. » Dixit Christine Lagarde, ministre de l’Économie. Brice Hortefeux ? Un sacré taquin ! À se tordre de rire. Comme du temps de la colonisation. Y a bon Banania ! Si bien que l’on ne sait plus ce qui est le plus grave. La saillie raciste de l’actuel ministre de l’Intérieur et ex-ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale ? Ou les arguments de ses collègues pour tenter d’en atténuer la portée ? L’affaire de la vidéo enregistrée lors de l’université d’été de l’UMP, à Seignosse, le week-end dernier, en dit long sur l’idéologie profonde partagée par la droite toujours imprégnée de l’esprit de Vichy.
« c’est un gros raciste »
Rappel des faits. On voit Brice Hortefeux, flanqué de Jean-François Copé hilare, s’adressant à un jeune militant d’origine maghrébine qui sollicite une photo en sa compagnie. On entend une voix de femme qui précise au ministre que le jeune homme « boit de la bière et mange du cochon », histoire de souligner que le jeune sarkozyste, en dépit de son faciès, n’est surtout pas musulman. Diable, l’UMP est un mouvement large mais il y a quand même des limites… Le ton est donné, le sujet de la conversation est bien clair. Brice Hortefeux : « Il ne correspond pas du tout au prototype. Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. » Loin de casser l’ambiance, tout le monde s’esclaffe.
Brice Hortefeux est un récidiviste. C’est un obsédé de l’identité des Français normaux. Blancs. L’ex-ministre de Dominique de Villepin, Azouz Begag, en a fait les frais. Un jour, Brice Hortefeux lui lance, en colère : « Allez, fissa, sort de là ! Dégage d’ici, je te dis, dégage. » Même Rachida Dati, selon Libération, en est persuadée. « C’est un gros raciste », aurait-elle avoué. Autre ministre de la diversité, Fadela Amara. Elle aussi a avalé les insultes racistes de l’individu. Lequel l’a présentée ainsi : « C’est une compatriote, même si ce n’est pas forcément évident, je le précise. » De quoi séduire l’électorat frontiste sans trop forcer sa nature.
« c’est au-delà
du dérapage »
L’affaire fait fort heureusement grand bruit. En d’autres temps, il y aurait de la démission dans l’air. Au lieu de quoi, même le premier ministre François Fillon vole au secours de son ministre en dénonçant « une campagne de dénigrement assez scandaleuse. Il n’y a pas l’ombre du début d’une polémique sur le sujet. Je veux redire à Brice Hortefeux toute la confiance qui est la mienne. » Porte-parole du gouvernement, Luc Chatel parle de « polémique assez ridicule », de « harcèlement ». Philippe de Villiers, nouvellement rallié à Sarkozy, évoque « une manipulation misérable qui vise à salir la réputation de Brice Hortefeux ». Reste que beaucoup, à gauche, à droite, et dans les associations antiracistes ou des droits de l’homme, ne l’entendent pas de cette oreille. Alima-Boumédienne-Thiery, sénatrice Verte : « Brice Hortefeux a signé son arrêt de mort politique. » Dominique de Villepin : « Les propos et les explications du ministre de l’Intérieur sont alambiqués. »
Martine Aubry, première secrétaire du PS, se dit « consternée » devant des propos « absolument effrayants ». Benoît Hamon demande la démission du ministre, tout comme le NPA d’Olivier Besancenot. « Ces propos sont inadmissibles », a commenté Marie-George Buffet (PCF), élargissant sa condamnation à « la politique conduite par Hortefeux et Sarkozy concernant l’immigration. » Pour Robert Hue, « quand on a siphonné les voix du Front national, on doit entretenir cet électorat. Le président de la République avait tenu des propos de même nature dans son discours de Dakar. C’est grave et cela va au-delà du dérapage ». Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l’homme (LDH) se demande « comment un ministre peut tenir ces propos après avoir sanctionné un préfet, il y a quelques jours, pour les mêmes raisons ». Pour l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), « ces propos sont en totale contradiction avec l’esprit, affiché, la semaine dernière, lors de la rencontre avec le milieu associatif ». Allez, c’était une blague !
Dominique Bègles
(Source: "L´Humanité" (Quotidien - France" le 12 septembre 2009)
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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 20:10
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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 19:01
A CONTRE COURANT:
 
La Marseillaise, la France et la Tunisie
 
Par Sami Ben Abdallah
www.samibenabdallah.com
 
Avant hier, je suis rentré du stade de France en colère. Qu’on perde 3 à 1, là n’est pas le problème. Mais l’équipe nationale a passé tout le match …à défendre. La Marseillaise a été sifflée. Entres supporters tunisiens de l’équipe nationale, nous étions plusieurs à respecter l’hymne français sauf une minorité qui l’a sifflé. Pourquoi ? ça suffit pas tout ce qu’on lit dans la presse occidentale à propos  des libertés et des droits de l’homme en Tunisie, pour qu’on soit désormais pointé du doigt pour ne pas avoir respecté l’hymne français. Vraiment y en a marre !
 
Comme le précise Le Figaro du 15/10/2008, à l’issue d’une réunion a à l’Elysée des « mesures radicales » ont été adoptées. En cas de huées, «le match sera immédiatement arrêté et les membres du gouvernement quitteront l’enceinte sportive » à prévenu Roselyne Bachelot. « Tous les matchs amicaux avec le pays concerné seront par ailleurs suspendu pour un délai qui reste à fixer ». François Fillon a haussé le ton en déclarant que « de tels sifflets étaient insultants pour la France et pour les joueurs ».Bernard Laporte, le peu politique secrétaire d’Etat au sport a proposé de « délocaliser ces matchs qui sentent un peu la poudre ».L’UMP, a déclaré dans un communiqué rendu public, «en sifflant les bleus, c’est aussi des jeunes français d’origine tunisienne ou algériennes qui sont sifflés. Quand on est adopté par un pays on respecte son hymne national ». Communiqué du PS : « même si les français d’origine tunisienne, et plus largement les maghrébins ou les français d’origine maghrébine (…), sont trop souvent victimes de discrimination et de harcèlement policier(…) il n’en demeure pas moins que la république, en dépit de ses promesses non tenues, n’est pas à humilier en sifflant son hymne ».Réaction du Parti Communiste français : « ces sifflets étaient « l’expression de gens « en souffrance » qui ne « se sentent pas bien chez nous ».
 
Je ne sais pas quoi penser par rapport à ce qui s’est passé dans le microcosme politico-médiatique français. Au lendemain du match ,Nicolas Sarkozy a réussi, à son habitude,  son plan médias.  Sarko est vraiment doué pour la com.
 

Des propos honteux  d’un Ministre de la « République »
 

Pour le Secrétaire d’Etat, M. Bernard Laporte qui a confirmé jeudi soir sur France 3 qu’il souhaitait « que les matchs de l'équipe de France contre des équipes du Maghreb ne se jouent plus à Paris". Et d’ajouter, « de  telle mesure permettrait d'avoir dans les stades « un public sain ». il faut oser dire les choses sans détours : la provocation, c’est une chose ! la dérive discourielle, c’en est une autre. De tels propos tenus par "un Ministre de la République"…sont honteux
 
Et Le Parisien qui organise un sondage presque téléphoné : Les sondés étaient invités à se prononcer face à 5 possibilités : : «  La Marseillaise, a été sifflé mardi soir au stade de France lors du match de football France-Tunisie, vous même, diriez-vous que vous êtes très choqué, plutôt choqué, plutôt pas choqué ou pas du tout choqué par ces sifflets ?. »
 
80% des français avaient répondu  qu’ils étaient choqués. Fallait-il s’attendre à d’autres réponses à un  sondage si démagogique ?
 

Pourtant, ce n’est pas la première fois que la Marseillaise est sifflée(AFP, du 15 octobre). "Le 11 mai 2002, le président Jacques Chirac avait quitté momentanément la tribune officielle du stade de France, la marseillaise ayant été sifflée par une partie du public, notamment les bastiais, avant le coup d’envoi de la finale de la coupe de France de football lorient-Bastia"
 

Ils sont... quoi ?
 
Je ne sais pas quoi penser de ceux qui ont sifflé la Marseillaise. Ils sont quoi ? Des Français à part entière ? Des Français d’origine tunisienne ? Des moitié- moitié ? Des Tunisiens français ou des Tunisiens en France?
 
Dans les trois premier cas, il s’agit de l’expression d’une certaine injustice due à  un certain échec de la politique d’intégration française depuis le calvaire qu’a vécut les Harkis algériens rapatriés en France, passant par l’instrumentalisation de la cause des « étrangers » par François Mitterrand et son SOS Racisme (touche pas à mon pote) pour finir avec Sarko,  et son ministère de l’identité française.
Moi, je n’ai qu’une réponse pour le dernier cas car j’en fais partie : je suis un Tunisien vivant en France, et à ce titre, je me considère comme un "invité" de la République, tenu de respecter l’hospitalité de mes hôtes..tant que ces derniers me respectent.
 
« Ici, on te respecte mieux que dans ton propre pays »
 
Il y a quelques années, je ne raisonnais pas de la sorte. J’étais connecté sur les thèses du racisme et de l’éternel  complot contre les arabes et les musulmans. Un fait divers a changé ma façon de voir les choses. Ayant eu un accrochage  verbal avec un « flic » français, je lui ai rappelé qu’il n’avait pas à me parler avec autant d’irrespect et, je lui avais rappelé les textes de lois. Après avoir relativisé la portée de l’accrochage,  il m’a lancé presque innocemment «  soyez le bienvenu en France et rappelez-vous qu’ici, en dépit du fait que vous n’êtes pas français… on vous traite mieux que dans votre pays. »
 

Cette phrase si dure m’avait marqué. A quoi bon fuir  vers la thèse du racisme, celle du complot ou de l’exclusion et de la discrimination. Par cohérence, si je devais m’en prendre aux racistes, je devrais aussi m’en prendre  à ces Tunisiens qui ne me respectent pas dans mon propre pays. Si je devais détailler les défaillances de l’administration française, je devais aussi détailler les défaillances de la majorité des représentations diplomatiques tunisiennes à l’étranger, en particulier en France : « que font-elles pour les Tunisiens ? ». Concrètement ?
 
Oui, le racisme...ça existe
 

On évoque souvent la racisme en France. Oui, en France la société bascule presque à droite. Y a qu’à voir le discours politique de l’UMP d’aujourd’hui, qui reprend les thématiques de l’extrême droite d’il y a quelques années. Y a qu’à voir le discours politique du PS, qui reprend les thématiques de la droite chiraquienne de 1995. Y a qu’à voir le discours politique du parti communiste qui reprend les thématiques du Parti Socialiste d’il y a quelques années. Oui du racisme, il y en a ! Mais en France, il y a une devise que la majorité des étrangers, du moins les Tunisiens et les Tunisiennes que je connais,  reconnaîtront : « ne soyez pas l’auteur d’incivilité, imposez le respect, suivez les lois… Non, pas besoin de se courber, On ne meurt pas de la fierté (Sur ce point, plusieurs Tunisiens et Tunisiennes doivent apprendre des Algériens  avec leur légendaire Nif) et vous serez respecté  dans la majorité des cas». Et en cas inverse, oui dénoncez le racisme, oui battez vous pour la justice mais par cohérence, en voulez aussi à vos représentations diplomatiques qui ne font rien ou presque pour que vous soyez respecté . On ne peut pas voir « la paille dans l’œil du voisin et ne pas voir la poutre dans le sien ».
 

Cette hypocrite intégration
 
Il y a aussi ce discours hypocrite de quelques médias. Quand vous êtes un Français d’origine étrangère qui réussit en  France, personne ne se rappellera de vos origines. Personne n’insiste sur les origines kabyle de Zidane, marocaines de Djamel ou de Gad Elmalih pour ne citer que ces quelques exemples. Nicolas Sarkozy est  d’origine hongroise. Pour les médias, ils sont « français ». Nulles parts n’est écrit : Zidane d’origine kabyle, Djamal ou Gad Elmalih d’origine marocaine ou Nicolas Sarkozy d’origine hongroise.
 
Mais une partie des médias ne se lassent pas d’insister ou de rappeler les origines  d’auteurs d’incivilités: « untel, français dont le père est Tunisien » ou « untel, français d’origine tunisienne ».
 
Se déterminer par rapport à un pays, un seul pays
 
Il y a aussi un autre point délicat qui mérite d’être évoqué, celui de toutes les lois  de la nationalité et de la politique d'intégration qui sont à revoir.  Oui on peut bénéficier de deux ou de trois nationalités, mais il faut se déterminer par rapport à pays. Un seul pays. Ou on est Français ou on est Tunisien ! On ne peut pas être Tunisien l’été car les plages tunisiennes sont irrésistibles et Français aux aéroports car la carte  de nationalité française nous évite les 15 minutes de queue qu’on aurait fait à défaut. On ne peut pas s’indigner car tel Tunisien est décédé suite à une bavure en France (et il faut dénoncer ces bavures) et fermer les yeux sur les bavures  qui se passent dans notre pays. On ne peut pas aussi voir tous les défauts en France et continuer à y vivre. La France n’est pas parfaite, il y a des dysfonctionnements, il y a des lois, il faut se battre pour avoir ses droits. Nous n’allons pas inventer l’eau chaude. D'autres minorités en France ont choisi ce chemin et,   se sont imposées.
 
Je le dis, car je suis un Tunisien en France et,  j’en ai marre que quand le métro parisien s’arrête pour  "colis suspect," la majorité des passagers se retournent vers des maghrébins pour dire presque en silence «c’est un arabe comme vous qui pourrait poser une bombe ». J’en ai marre que mes propres compatriotes soient pointés du doigt: « chez vous, on ne vous a pas appris à respecter l’hymne national ?». J’en ai marre de ceux qui passent le plus clair de leur temps à discourir sur le racisme, sur le double poids et double mesure d’une partie de la justice française…et qui s’éclipsent, disparaissent, quand vous leur dite : battons-nous pour que la France reconnaisse  la torture pratiquée en Tunisie du temps de la colonisation, battons-nous pour qu’une partie de la diplomatie française cesse  son double discours politique quand il s’agit de la Tunisie.Battons-nous pour que notre pays soit respecté, pour que le Tunisien en France soit respecté et qu’on change ces clichés que plusieurs français éprouvent en voyant des Tunisiens : Ils ne pourraient être que des « arabes du coin », des « boulangers », des « bouchers », des « restaurateurs de Kebab ». Un  Tunisien ? c’est « des papiers », « un mariage blanc », «  un couscous » ou « de la harissa » parmi tant d’autres clichés.Ceux des Tunisiens et des Tunisiennes, qui ne s’estiment pas concernés…devraient comprendre que personne ne peut exister en dehors de son peuple.
 
J’en ai marre de ces hypocrites qui se la jouent courageux et audacieux sur votre dos, aux lendemains de l’obtention de la nationalité française !C’est autant honteux pour le pouvoir que pour le Tunisien : Quel est ce patriotisme, au nom duquel,  pour être respecté dans son propre pays, il faut exhibez un papier français ?  C’est une honte pour la Tunisie... 50 ans après son indépendance.
 

J’en ai marre enfin, que plusieurs Tunisiens n’éprouvent aucun respect pour un pays dans lequel ils vivent, - je ne suis pas français- mais si une partie de la  France est colonisatrice, raciste, discriminatoire, il y a une autre cosmopolite, respectueuse des libertés et des lois. Y a qu’à se rappeler  tous ces français et françaises si accueillant, si chaleureux.
 
Des excuses ?
 
Des excuses ? moi je n’ai pas sifflé la marseillaise. Je n’ai pas à  en présenter.
Et que dire de tous ces discours politiques du mercredi et du jeudi ?
 
Une partie de la classe politique française est  en train d’exporter un problème intérieur en s’en  prenant sans distinction aux Tunisiens. Lors de France- Algérie et France-Maroc, la Marseillaise a été sifflée aussi. Il y a bien une crise des banlieues en France. Mais cela n’est-il pas un problème franco-français ? car ceux que les Français  désignent comme des « coupables »  sont des Français à part entière.
 
Outre la crise d’intégration sociale, il y a un fond politique à ces problèmes. Il y a auprès de plusieurs  Tunisiens,  les germes d’un sentiment anti-français. Car de plus en plus de Tunisiens et de Tunisiennes (ou ceux qui se considèrent comme tels), désespèrent du discours d’une partie de la diplomatie française. A tort ou à raison, ils trouvent hypocrite ce discours qui sacrifie  les libertés et les droits de l’homme au profit des intérêts économiques et des alliances de circonstances. Les Tunisiens ne sont pas des consommateurs de Peugeot, Renault ou de la "bonne main d'oeuvre". Cela  ne fait pas honneur à la France que nous aimons et nous respectons : la France des libertés et des droits de l’homme. Ces français là...doivent apprendre à respecter la Tunisie et les Tunisiens.
 
Et que dire de ceux que les français désignent comme étant «des français d’origine tunisienne » et que les tunisiens désignent comme «des tunisiens d’origine française »?
Dans la vie, comme en politique, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. On ne peut être Tunisien l’été et,  Français dans l’aéroport. Oui, on peut avoir deux cultures et, c’est une richesse. Mais à force de vouloir être « moitié-moitié », ils risquent  de devenir « ni-ni ».
 
On peut avoir la double, la triple nationalité mais on doit se déterminer par rapport à un pays. Un seul pays. Ou on est Tunisien ou on est Français. Dans le premier cas, on n’a pas à siffler l’hymne national d’un pays dans lequel on est des «invités de la République » tant que  cette dernière nous respecte et, dans le second cas, c’est une affaire franco-française qui n’intéresse nullement les Tunisiens.
 
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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 18:40
 
AFP, le 17 octobre 2008 à 15h22

par Grégory Blachier

PARIS, 17 octobre (Reuters) - Le monde du football s'interroge vendredi sur la possibilité d'appliquer les mesures annoncées par le gouvernement français après les sifflets contre la Marseillaise avant le match France-Tunisie.
Le débat politique sur les sifflets du public lorsque l'hymne français a été entonné mardi s'est également emballé autour des propos tenus par le secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte, qui avait suggéré de délocaliser en province les rencontres amicales contre les équipes du Maghreb.
"Indigné" par le comportement de certains supporters qui a suscité une vague de réactions politiques, Nicolas Sarkozy avait convoqué mercredi Bernard Laporte, la ministre des Sports Roselyne Bachelot et le président de la Fédération française de football (FFF) Jean-Pierre Escalettes.
A l'issue de cette réunion, Roselyne Bachelot avait annoncé que les matchs seraient arrêtés si des sifflets descendaient des tribunes pendant les hymnes nationaux.
Elle avait précisé que la mesure était "à la disposition de la Fédération de football, qui est l'organisation du spectacle" et ajouté qu'elle ne concernerait que les matchs amicaux.
Le président de l'Union européenne de football (UEFA) Michel Platini juge que l'arrêt du match n'est pas la bonne réponse.
"Si on commence à arrêter un match parce qu'il y a des sifflets, dans ce cas-là on arrête aussi dès qu'un joueur se fait siffler ou quand le gardien se fait conspuer après un dégagement, c'est absurde", s'agace le patron du football
européen dans un entretien dans le Monde daté de samedi.

"LE FOOTBALL EST PRIS EN OTAGE"

"Et pourquoi pas un policier derrière chaque spectateur?", ironise-t-il, préconisant des mesures pour éduquer le public des pays où les hymnes sont sifflés.
L'ancien capitaine et meneur de jeu de l'équipe de France, qui avait joué et marqué le but de la victoire pour la Juventus de Turin contre Liverpool en 1985, en finale de la Coupe des
Champions, alors que 39 supporters italiens avaient trouvé la mort dans des échauffourées avant le match, considère en outre que la réaction politique à ces sifflets a été disproportionnée.
"Une fois encore, le football est pris en otage par le monde politique car cette histoire de sifflets est devenue une affaire politique qui n'a rien à voir avec le sport", affirme-t-il.
La patron du football français, Jean-Pierre Escalettes, a lui aussi exprimé des doutes vendredi sur l'application éventuelle de cette mesure en estimant n'être "pas capable d'évacuer un stade" en cas d'interruption de la rencontre.
"Je ne fais pas injure au président de la République, ni à Mme Bachelot, ni à M. Laporte, de ne pas avoir mesuré les conséquences éventuelles", a-t-il dit dans Le Parisien.
Mercredi, dans la cour de l'Elysée, il avait déclaré avoir reçu de Nicolas Sarkozy l'engagement que "l'Etat assumerait" les difficultés liées à l'évacuation d'un stade où se trouvent plusieurs dizaines de milliers de personnes.

"EXRESSION MALENCONTREUSE"

Les sifflets contre la Marseillaise entendus au Stade de France de Saint-Denis lors de France-Algérie, en 2001, ou France-Maroc, en 2007, n'avaient pas fait ainsi l'objet de mesures spécifiques. Lors d'un même incident en finale de la
Coupe de France 2002, Jacques Chirac avait quitté la tribune.
Le secrétaire national du Parti socialiste, Razzy Hammadi, a condamné jeudi la "dérive raciste et xénophobe" et demandé la démission de Bernard Laporte après ses propos sur la délocalisation des matches joués contre des équipes du Maghreb.
Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a dénoncé vendredi dans un communiqué un procès injustifié à l'encontre de l'ancien sélectionneur du XV de France.
"Nous ne demandons pas sa démission parce que Bernard Laporte demande de délocaliser les matchs, mais parce qu'il a considéré que 30.000 Tunisiens au Stade de France pourrait altérer le caractère sain d'un public", a ensuite précisé Razzy Hammadi à Reuters.
Mercredi, Roselyne Bachelot avait elle-même parlé d'une "expression malencontreuse" et rejeté toute discrimination.
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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 20:37

 

مسلمات فرنسا متمسكات بالحجاب
  باريس (أ ف ب) - أصدر القضاء الفرنسي حكمًا بالسجن مع وقف التنفيذ على صاحبة نزل صغير في منطقة فوج (شرق) بعد أن رفعت إحدى زبائنها شكوى ضدها؛ لأنها رفضت استقبالها ووالدتها لأنهما محجبتان.
وحكمت محكمة الاستئناف الأربعاء في مدينة نانسي على صاحبة النزل بالسجن شهرين مع وقف التنفيذ، بحسب وكالة الانباء الفرنسية.
وسترغم صاحبة النزل على دفع تعويضات بقيمة 500 يورو للمدعين بالحق المدني ويورو رمزي لرابطة حقوق الإنسان والرابطة الدولية لمكافحة العنصرية ومعاداة السامية وحركة الصداقة بين الشعوب ومناهضة العنصرية.
طالع أيضا:
 حظر الحجاب بمدارس فرنسا قد يطال الأمهات!

وحكم على "إيفيت تروشليه" لرفضها استقبال حورية دمياتي ووالدتها في نزلها مع خمسة من أقاربهم بينهم مسن مقعد ورضيع لأنهما رفضتا خلع الحجاب.
وخلال الجلسة التي عقدت في الثالث من أكتوبر قالت صاحبة النزل: "لم أرفض استقبالهما.. طلبت منهما خلع الحجاب في الأماكن العامة"، وهو ما نفته حورية دمياتي.
ومنذ ذلك الحادث قررت تروشليه إغلاق النزل بحسب محاميها.
وكانت المحكمة الابتدائية قد حكمت في أكتوبر 2007 على تروشليه بالسجن أربعة أشهر مع وقف التنفيذ بتهمة التمييز الديني وبدفع غرامة بقيمة 4400 يورو إلى المدعين بالحق المدني.
وتحظر فرنسا منذ عام 2004 ارتداء الحجاب أو أي رموز دينية "ظاهرة" أخرى في المدارس الحكومية.
وبرغم أن الإسلام هو الدين الثاني في فرنسا، وعدد المسلمين يزيد عن ستة ملايين نسمة؛ إلا أنهم يعانون من صورة ذهنية مغلقة لدى الفرنسيين تحكم في كثير من الأحيان تعاملهم مع المسلمين.
وتعهد الرئيس الفرنسي نيكولا ساركوزي قبل عدة أشهر بمحاربة ظاهرة الإسلاموفوبيا (الترهيب من الإسلام) عقب سلسلة من الاعتداءات استهدفت مقدسات للمسلمين بفرنسا في الآونة الأخيرة.
 
 
(المصدر: موقع إسلام أونلاين نت (الدوحة – القاهرة) بتاريخ  9 أكتوبر  2008)
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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 16:52

Le Président français salue les positions du Chef de l'Etat en faveur du projet de l'UPM

Le Président Français Nicolas Sarkozy a salué, en cédant la parole au Président Zine El Abidine Ben Ali au cours de la réunion au sommet du "Processus de Barcelone: l'Union pour la Méditerranée" à Paris, les positions du Chef de l'Etat appuyant le projet de l'Union et l'attachement constant de la Tunisie aux causes de la paix, de la coopération et du développement dans la région méditerranéenne.

L'allocution du Président Zine El Abidine Ben Ali, prononcée au sommet de Paris, a suscité la considération des chefs d'Etat et de Gouvernement, eu égard aux initiatives qu'elle comporte en vue de la dynamisation de la solidarité pour un développement durable dans la région méditerranéenne et pour avoir mis l'accent sur la dimension stratégique de l'environnement dans la Méditerranée.

L'allocution du Président de la République a été marquée par des propositions pratiques, notamment, la création d'une agence méditerranéenne de protection de l'écosystème et du littoral chargée d'assurer la coordination entre tous les projets et initiatives qui s'insèrent dans ce cadre, et la création d'un observatoire méditerranéen, appelé à se doter d'un mécanisme d'alerte rapide, à assurer la coordination des efforts de toutes les parties et à favoriser une intervention efficace, en cas de besoin, pour la lutte contre la pollution en Méditerranée et la prévention des divers types d'accidents maritimes.

Le Chef de l'Etat a, également préconisé dans son allocution la création d'un Centre méditerranéen pour le transfert de la technologie, tout particulièrement en matière d'énergies nouvelles et renouvelables, de dessalement de l'eau de mer et de nano-technologie.

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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 16:51

France: Assad dans la tribune d'un défilé du 14-Juillet "international"

PARIS - Le traditionnel défilé du 14-Juillet, la fête nationale française s'est déroulé lundi matin sur les Champs-Elysées à Paris en présence de nombreux dirigeants étrangers, parmi lesquels le président syrien Bachar al-Assad dont la présence à un tel évènement a suscité la controverse.

Tous les dirigeants ayant participé dimanche au sommet de lancement de l'Union pour la Méditerranée (UPM), regroupant 43 pays, ont été conviés par le président français Nicolas Sarkozy dans la tribune d'honneur du défilé, située place de la Concorde au bas de l'avenue des Champs-Elysées.

La présence parmi ces dirigeants de M. Assad, qui dirige un des régimes les plus répressifs du monde arabe, a été vivement critiquée par l'opposition de gauche en France et des organisations des droits de l'Homme.

D'anciens militaires français ont également fait part de leur malaise en évoquant "une atteinte à la mémoire" des 58 soldats français tués en 1983 dans l'attentat de l'immeuble Drakkar à Beyrouth, dans lequel nombre d'observateurs avaient vu la main de la Syrie.

La haute silhouette de M. Assad, portant des lunettes noires, se détachait dans la tribune d'honneur où se côtoyaient Angela Merkel, Silvio Berlusconi, José Luis Rodriguez Zapatero.

Les présidents algérien et tunisien Abdelaziz Bouteflika et Zine El Abidine Ben Ali étaient absents.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert était lui présent à la tribune d'honneur, mais le Premier ministre israélien et M. Assad se sont soigneusement évités, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'invité d'honneur de ces cérémonies était le secrétaire général de l'ONU, Ban ki-Moon qui a salué le passage, en tête de défilé, de deux contingents de Casques bleus. Comme le veut la tradition, le président français a d'abord descendu les Champs-Elysées dans un command car.

L'innovation est venue de la lecture par l'acteur français d'origine algérienne Kad Merad d'extraits du Préambule de la Déclaration universelle des droits de l'Homme devant les chefs d'Etat, dont M. Assad.

Les responsables français ont tenté de minimiser l'impact de la présence lors de ce défilé du président syrien, qui a effectué ce week-end à Paris un éclatant retour sur la scène internationale après avoir été mis au ban des nations par les Occidentaux notamment pour les ingérences de Damas dans les affaires libanaises.

Ces responsables ont souligné que M. Assad était invité comme tous les autres dirigeants ayant participé au lancement de l'UPM.

En marge du défilé, suivi par des milliers de Français et de touristes massés sur les trottoirs sous un ciel radieux, le responsable de l'organisation Reporters sans Frontières (RSF), Robert Ménard, a été interpellé sur les Champs-Elysées.

La police a arrêté avec lui une dizaine de militants de RSF qui criaient "Liberté en Syrie".

(©AFP / 14 juillet 2008 11h54)

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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 16:48

Le traditionnel défilé du 14-Juillet, la fête nationale française s’est déroulé lundi matin sur les Champs-Elysées à Paris en présence de nombreux dirigeants étrangers. Tous les dirigeants ayant participé dimanche au sommet de lancement de l’Union pour la Méditerranée (UPM), regroupant 43 pays, ont été conviés par le président français Nicolas Sarkozy dans la tribune d’honneur du défilé, située place de la Concorde au bas de l’avenue des Champs-Elysées.
La présence parmi ces dirigeants de Bachar al-Assad, qui dirige un des régimes les plus répressifs du monde arabe, a été vivement critiquée par l’opposition de gauche en France et des organisations des droits de l’homme. Ehud Olmert était présent à la tribune d’honneur, mais le premier ministre israélien et le président syrien se sont soigneusement évités. Les présidents algérien et tunisien Abdelaziz Bouteflika et Zine El Abidine Ben Ali étaient absents.
L’invité d’honneur de ces cérémonies était le secrétaire général de l’ONU, Ban ki-Moon qui a salué le passage, en tête de défilé, de deux contingents de Casques bleus.

Repas au Marigny

Nicolas Sarkozy et son épouse ont déjeuné ensuite à l’Hôtel Marigny en présence d'Ehoud Olmert et de Bachar el-Assad. Le président syrien a salué une journée "merveilleuse": "J’étais ici il y a vingt-neuf ans, ce même jour, mais en tant qu’étudiant", a-t-il raconté.
Arrivée la dernière après avoir changé de tenue - elle portait une robe en soie sauvage bleue -, Carla Bruni a été accueillie par son époux à l’hôtel Marigny. "C’était un défilé magnifique", s’est félicité Nicolas Sarkozy. "Le soleil qui brille... Carla... Vraiment c’est une belle journée", s’est-il réjoui.

Blues dans l'armée

D’anciens militaires français ont également fait part de leur malaise de défiler devant le président syrien Bachar al-Assad, en évoquant "une atteinte à la mémoire" des 58 soldats français tués en 1983 dans l’attentat de l’immeuble Drakkar à Beyrouth, dans lequel nombre d’observateurs avaient vu la main de la Syrie. "Il n’y a pas de vague à l’âme dans les armées françaises", a assuré lundi Nicolas Sarkozy. Ce défilé intervenait sur fond de polémique avec la présence dans la tribune officielle du président syrien et dans un climat tendu par les restructurations de la carte militaire et les propos présidentiels après le drame de Carcassonne.

Protestataires arrêtés

En marge du défilé, suivi par des milliers de Français et de touristes massés sur les trottoirs sous un ciel radieux, une dizaine de militants de l’organisation Reporters sans Frontières (RSF), parmi lesquels son responsable, Robert Ménard, ont été interpellés sur les Champs-Elysées. Selon un communiqué de RSF, «les manifestants ont tenté de brandir les photos de journalistes emprisonnés en Syrie, en Tunisie, en Egypte et au Maroc, avant d'être évacués sans ménagement par les forces de l'ordre».

Ingrid Bétancourt décorée

Au début de la réception officielle dans les jardins de l'Elysée, Nicolas Sarkozy a remis lundi l’insigne de chevalier de la légion d’Honneur à Ingrid Betancourt, ex-otage des FARC libérée le 2 juillet après plus de six ans de captivité en Colombie. 

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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 13:43

Femme en Burqa. REUTERS/TOUSSAINT KLUITERS

La burqa est-elle incompatible avec la nationalité française ? Une Marocaine de 32 ans, mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France, vient de se voir refuser la nationalité au motif qu’elle “a adopté, au nom d’une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment le principe d’égalité des sexes”.

Pour la première fois en France, le Conseil d’Etat, dans un arrêt du 27 juin, a pris en compte le niveau de pratique religieuse pour se prononcer sur la capacité d’assimilation d’une personne étrangère. Jusqu’à présent, dans la communauté musulmane, seules des personnes jugées proches de mouvements fondamentalistes ou ayant publiquement tenu des propos relevant de l’islam radical se sont vu refuser la nationalité française. Et aucune n’est allée au bout de la procédure.

Dans le cas de Faiza M., ce sont sa tenue vestimentaire et sa vie privée qui sont mises en avant pour confirmer le refus de la nationalité française. Invoquant le principe de liberté religieuse garanti par la Constitution et le fait qu’elle n’a, depuis son arrivée en France en 2000, “jamais cherché à remettre en cause les valeurs fondamentales de la République”, Mme M. avait demandé au Conseil d’Etat d’annuler le décret de 2005 refusant sa demande pour “défaut d’assimilation”.

Gynécologue homme

La commissaire du gouvernement (chargée de donner un avis juridique), Emmanuelle Prada-Bordenave, a insisté sur les entretiens qu’a eus le couple avec les services sociaux et la police. A trois reprises, Faiza M. se serait présentée “recouverte du vêtement des femmes de la péninsule arabique, longue robe tombant jusqu’aux pieds, voile masquant les cheveux, le front et le menton et une pièce de tissu masquant le visage et ne laissant voir les yeux que par une fente”.

Le couple reconnaît “spontanément” son appartenance au salafisme. Ce courant de l’islam, qui prône une lecture littérale et rigoriste du Coran, s’inspire du mode de vie des premiers fidèles du prophète Mahomet. Faiza M. a affirmé qu’elle n’était pas voilée quand elle vivait au Maroc et a indiqué “qu’elle n’a adopté ce costume qu’après son arrivée en France à la demande de son mari et qu’elle le porte plus par habitude que par conviction”.

“D’après ses propres déclarations, a souligné la commissaire du gouvernement, elle mène une vie presque recluse et retranchée de la société française. Elle n’a aucune idée sur la laïcité ou le droit de vote. Elle vit dans la soumission totale aux hommes de sa famille .” Faiza M. semble “trouver cela normal et l’idée même de contester cette soumission ne l’effleure même pas”, a ajouté Mme Prada-Bordenave, estimant que ces déclarations sont “révélatrices de l’absence d’adhésion à certaines valeurs fondamentales de la société française”.

Parallèlement, il est apparu que Mme M. “parle bien français”, un critère habituellement retenu dans l’attribution de la nationalité et que, durant ses grossesses, elle a été suivie par un gynécologue homme.

Cette décision, qui est prise quelques semaines après l’annulation d’un mariage entre deux époux musulmans, au motif que la femme avait menti sur sa virginité, traduit l’émergence dans la société française de questions liées aux particularismes religieux et culturels. “Cette affaire montre que le droit est de plus en plus amené à se prononcer sur les conflits de valeurs que pose l’islam à la société”, constate Didier Leschi, ancien chef du bureau des cultes au ministère de l’intérieur, spécialiste de la laïcité. Sans possibilité de recours, Faiza M. pourra, selon les juristes, renouveler sa demande quand elle aura prouvé qu’elle “a fait siennes les valeurs de la République”.

Source : Le Monde.fr

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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 19:32
Fidèle à sa nature et sûr de lui-même tout comme ses amphitryons.

C’est un discours digne de la politique coloniale française des années 50 ou même antérieur. Un discours qu’aurait prononcé n’importe lequel des généraux de l’OAS. La fondation de l’état d’Israël, « une œuvre grandiose sans lesquels le monde ne serait pas ce qu’il est » dit-il. On ne sait pas à quel monde il fait référence, car l’actuel est bord de l’abîme. Pourtant tous ces députés, hommes et femmes, individuellement, ont les mains couvertes de sang arabe. Chacun d’eux a sur la conscience au moins la mort directe d’un enfant, d’une femme ou d’un homme. N’étaient-ils pas tous des militaires. La carrière militaire, à quelques exceptions prés, est la seule qui mène à la Knesset et au pouvoir dans cet état glorieux. Celui qui a tué le plus de palestiniens ou d’arabes a le plus de chance d’atteindre les plus hauts échelons de l’état. L’actuel chef d’état israélien Simon Perez par exemple ou ses prédécesseurs ont tué des palestiniens et des arabes à satiété. Yahud Barak le ministre de la guerre actuel qui n’est pas à sa première nous promet une Shoa à Gaza. Ils ont le sang des innocents sur leurs mains de milliers de palestiniennes et palestiniens ou de musulmans tout court dans les quatre coins de la planète. », dit-il. Il a couvert de louanges les députés qui l’écoutaient avec enthousiasme en l’applaudissant frénétiquement au tournant de chaque phrase ou presque à la gloire d’Israël et de tous les juifs «

C’est parce que, dit-il, les juifs français, polonais, russes ou allemands ont rêvé d’avoir un endroit où ils seraient en sécurité, que tout leur soit permis y compris la destruction de tout un peuple, en l’occurrence, le peuple palestinien et leur prendre leur terre. Il ne nous explique pas monsieur Sarkozy l’origine et les sources de cette anxiété supposée de juifs d’à travers le monde. C’est parce qu’ils ont rêvé, qu’ils ont fini par construire une forteresse inexpugnable ou presque, et, une machine de guerre sans équivalent dans toute la région et peut être même dans le monde entier, puisque tout l’arsenal militaire occidental en général et américain en particulier se trouve à leur entière disposition. Il les a félicités d’avoir gagné toutes les guerres contre leurs voisins (je ne sais plus où mettre les guillemets sur gagné ou voisins. Monsieur Sarkozy doit bien le savoir) alors que toutes ces guerres n’étaient que des démonstrations de la terreur israélienne soutenue pas tous les instruments à effet fournis par tout l’Occident et en particulier par la France coloniale et démocratique. Souvent à l’insu des électeurs ou des citoyens tout court.

À entendre le discours de M. Sarkozy on se demande si jamais cette France coloniale a jamais cessé d’exister. Non seulement mais il n’a cessé d’exhorter tous les citoyens juifs qui pourrait se trouver n’importe où dans le monde, en tant que nationaux normaux à part entière, dans leurs pays respectifs de ne jamais laisser battre leur cœur pour Israël. Le comble est majuscule. Il a parlé des vicissitudes et de tragédies des juifs et en Europe comme si tout cela s’était passé en terre arabe ou musulmane et non pas dans l’Occident des lumières. Et par conséquent, d’après lui toujours, il est de justice que les israéliens prennent leur revanche ou plutôt leur vendetta sur les palestiniens d’abord, et, sur les arabes, les musulmans et tous les peuples du monde par la suite. Eh oui la facture de la « démocratie » des israéliens et leur « brillante réussite » sont en train de la payer chèrement tous ces peuples. Et comme ni les palestiniens, ni les arabes, ni les musulmans ne sont disposés à renoncer à leurs droits, à tous leurs droits, opposant une résistance qui est de plus en plus farouche, il n’y a aucun doute que le discours de M. Sarkozy ne soit venu justement que pour mettre de l’huile sur le feu.

Monsieur Sarkozy pense avoir eu, durant sa « glorieuse » tournée dans la région arabe ces derniers mois, l’aval de tous ses amis « arabes », ces dictateurs qui sont partie organique de la « démocratie israélienne » et aussi celle occidentale, deux démocraties, l’une plus discutable que l’autre et surtout aujourd’hui beaucoup plus qu’hier. Car à peine s’il reste l’ombre d’une démocratie dans la jungle dévastatrice du néolibéralisme aux dents d’acier. Ainsi il a pensé qu’il peut d’ores et déjà se permettre, avec un foisonnement d’élucubrations soi-disant intellectuelles auxquelles il n’a pas hésité de mêler une dose substantielle de subjectivité qui n’est ni innocente ni justifiée dans un contexte politique de considérables dimensions, de jeter un peu plus confusion dans l’opinion publique arabe et musulmane.

En effet, il nous a « révélé » que son grand père était juif, mais il n’est pas allé jusqu’à dire que sa propre mère est elle-même juive. Pourquoi a-t-il évoqué les origines religieuses de son grand père et non pas de sa mère ? De la bouche d’une toute autre personne courante, de tels propos n’auraient eu aucune importance au-delà d’une expression de sentiments appropriée ou non. Mais quand les mensonges déversés tout au long du discours vont jusqu’à l’invention de la survie d’Israël alors que ceux qui ont réellement la vie en sursis sont bien les palestiniens qui sont quotidiennement éliminés, enfants, femmes et vieillards à coup de missiles que les usines françaises, américaines, anglaises et allemandes, entre autres, fournissent généreusement aux israéliens. Les allemands, pour les raisons que chacun sait, ne fournissent pas seulement des centaines de milliards d’euros mais aussi carrément de l’armement.

Les sous-marins nucléaires que vient de livrer l’Allemagne aux israéliens a déclaré Mme Merkel, apparemment l’amie de M. Sarkozy, c’est pour mieux protéger un pays allié. Encore faut-il que les services secrets allemands se mêlent encore pour protéger les israéliens et fournissent des faux-vrais passeports allemands pour mettre aux membres du Mossad israélien de se promener à leur aise en Iran par exemple. Aucun enfant arabe ou musulman n’ignore le considérable arsenal des « pauvres israéliens » que monsieur Sarkozy craint pour leur survie. C’est vrai qu’il n’a menacé, dans son discours, aucun pays arabes ou plutôt aucun de ces dictateurs acquis corps et âme aux critères de l’Occident et ceux des israéliens, ça revient au même, se sont tous des critères essentiellement israéliens.

Il a même osé couvrir de louanges certains de ces dictateurs comme le « pharaon d’Égypte » qui dit-il avec la sagesse il a récupéré gentiment le Sinaï. Chose qui est totalement fausse. Le Sinaï se trouve sous le contrôle, comme stipulé dans les accords de Camp David, des israéliens puisqu’il doit être totalement démilitarisé. Enfin on n’est pas à une manipulation prés. Mais monsieur Sarkozy s’en est pris nommément à l’Iran. En vérité la question n’a rien à voir avec l’hypothétique bombe atomique iranienne, mais bien avec tout progrès quelconque dans ce pays ou dans n’importe quel autre pays musulman. Pourtant quand monsieur Sarkozy était encore sur les bancs de l’école primaire, les « grands hommes » israéliens, de la carrure de Simon Pérez, auxquels il s’adressait à la Knesset ce matin du 23 juin 2008, avaient déjà réussi, grâce à la France et au lobby israélite en France à fabriquer leur propre bombe atomique. Ça fait presque un demi-siècle de ça. Toutes les sources fiables indiquent que plus deux cents têtes nucléaires sont opérationnelles à n’importe quel moment. De quoi anéantir tout le monde, non pas arabe mais bien le musulman. Il n’y a pas à l’état actuel aucune compagnie de construction d’armement ou de technologie de pointe qui n’a pas de succursale chez les israéliens. Ce qui a fait dire au penseur américain Noam Chomsky que l’état d’Israël n’est qu’un porte-avions occidental fixe dans cette région cruciale du monde. On est loin de l’imaginaire morbide de M. Sarkozy, d’un pauvre pays qui lutte pour sa survie.

De quelle côté se trouve-t-elle la terreur cher M. Sarkozy ? – Vous le savez pertinemment et que l’arbre ne peut jamais cacher la forêt. Les palestiniens, les arabes et les musulmans sont terrorisés depuis très longtemps, mais ils sont décidés, aujourd’hui plus qu’hier à faire face au défi car il va bien réellement de leur survie à eux. Ils veulent en quelques mots être souverains, rattraper leurs retards scientifiques devenir puissants et finalement être libres de vous. Oui de vous, des politiciens occidentaux hypocrites, haineux et prédateurs, de votre propre nature M. Sarkozy. Et ce ne sont pas les bombes atomiques israéliennes qui vont les dissuader pour autant ni tout le gigantesque arsenal occidental. Soyez bien sûr.

Monsieur Sarkozy s’est fait des soucis pour un militaire, un seul militaire israélien détenu, Gilat Shalit, par les palestiniens à Gaza et n’en a eu aucun pour les dizaines de milliers de palestiniens et arabes qui se trouvent depuis des années dans les prisons israéliennes. Pour un chef d’état une telle subjectivité et parti pris équivaut tout simplement à concéder le droit au crime aux tortionnaires israéliens. Le droit de tuer impunément. D’ailleurs le père du soldat en question vient de prier le Tsahal de raser tout Gaza avec Gilat, son fils, dedans. Le comble de la haine!

À la fin de son trajet verbeux à la tribune de la Knesset M. Sarkozy a lancé un os à ces vulgaires dictateurs arabes corrompus en priant les « grands vainqueurs » de faire preuve d’indulgence et finir par créer, un jour ou l’autre, un état palestinien inoffensif, quelque part en Cisjordanie ou à Gaza ou avec un petit morceau de chaque, quitte à les rattacher ensemble par des tunnels de ponts suspendus en l’air, des couloirs entre des murs électroniques ou quelque chose dans ce style d’un surréalisme hallucinant et sans équivalent dans l’histoire.

En réalité, ce genre de fantaisie de très mauvais goût ne constitue qu’une manière machiavélique, pour ne pas dire israélienne, de gagner du temps et du fait accompli. Car l’objectif chez les plus modestes des israéliens reste le Grand Israël dont les frontières personne ne les connait avec exactitude. Elles sont diffusives entre Djerba en Tunisie et la Médine dans la Péninsule Arabe en passant par l’Euphrate en Mésopotamie et les Pyramides d’Abou Sambel en Egypte. En tout cas là il s’agit des frontières tangibles entre le Grand Israël et ce qui resterait du monde arabe, car des autres frontières, celles des influences considérables s’en occupent bien les lobbys et les pouvoirs de facto sur place. Aucune des instances occidentales, ni celles dites internationales comme l’ONU, ni personnes d’autres ni même les « Grands fondateurs », selon l’expression de M. Sarkozy, de l’état démocratique et prospère d’Israël n’ont jamais fixé de telles frontières. Ils ont toujours traité la question d’une manière méphistophélique sans pareille: « Aujourd’hui, nous sommes là et demain on sera plus loin. » Comme on le voit, il ne s’agit ni d’un état démocratique ni d’un état prospère. Et pour preuve, aucun journaliste, aucun homme politique en occident ou ailleurs, n’ose critiquer le moindre du monde cet état ou ses dirigeants sans immédiatement se voir lui tomber dessus les foudres, être accusé d’antisémitisme et disparaître de la scène. La liste des noms qui du jour au lendemain ont disparus est longue. L’AIPAC aux États-Unis et les lobbys israélites, du genre dans le reste du monde y compris dans le monde arabe, constituent une authentique, sourde et fulminante terreur. N’importe quel dictateur arabe corrompu sait parfaitement combien est létale, pour lui, la nature de ces lobbys.

Et pour conclure, le discours de M. Sarkozy, en ce jour devant la Knesset, ne dévoile rien sur une nouvelle politique française à fortes doses de relents coloniaux ni sur le caractère extrêmement nocif du personnage qui a pris les rênes d’une France sous l’hypnose d’un napoléonisme nouvelle version, avec beaucoup de spectacles mais certainement conduisant aux mêmes résultats ou encore des plus désastreux.

http://www.nawaat.org/portail/2008/06/24/m-sarkozy-devant-la-knesset/

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