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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 21:33
L'autre Nakba
Publié par Façal Souteï le 15/5/2008 (4 lus)
Lu sur le site du journal québéquois Le Devoir.com :

" Il est d'usage pour les rhéteurs de la cause palestinienne de parler de la Nakba, c'est-à-dire la «catastrophe» en arabe, soit, selon eux, la création d'Israël et l'exil des Palestiniens. Cet exil aurait été causé par les violences faites aux Palestiniens dans la guerre qui opposa cinq armées arabes à un embryon d'armée israélienne et qui finit par l'établissement de lignes de cessez-le-feu de Rhodes en 1949.

Premier point que nous voulons faire: cet exil fut largement causé par les dirigeants arabes eux-mêmes. Sûrs de leur victoire, les rois et dictateurs arabes, dont les armées étaient largement équipées, financées et entraînées par les Britanniques, pensaient ne faire qu'une bouchée de ces quelques milliers de Juifs, mal armés et mal entraînés. Quelque 600 000 Arabes ont quitté le territoire confié par la Société des Nations (SDN, ancêtre de l'ONU) aux Britanniques, la province ottomane de Palestine, par peur d'être perçus comme des traîtres par les frères de la Ligue arabe.


Le mensonge


Début 1949, Émile Ghoury, homme d'État libanais et dernier président chrétien de la Ligue arabe, écrivait dans son discours de démission qu'il refusait de continuer à vivre avec le mensonge selon lequel les Israéliens avaient chassé leurs concitoyens arabes. Ghoury disait que le temps était venu que les États frontaliers d'Israël assument la responsabilité d'avoir demandé que les Israéliens et les Arabes palestiniens quittent leurs domiciles pour des raisons militaires tactiques, afin de permettre aux armées arabes de faire pleuvoir la dévastation sur les seuls Juifs. La promesse était que les Arabes reviendraient «d'ici deux semaines après avoir mis les Juifs à la mer».

Cinquante ans plus tard, le 19 mars 2001, Fouad Abu Higla, éditorialiste régulier du quotidien de l'Autorité Palestinienne, Al Hayat Al Jadida, écrivait un article pour le Sommet arabe, critiquant les États arabes pour une série d'échecs. L'une d'entre elles était que les dirigeants arabes avaient forcé les Arabes du mandat britannique à quitter leurs terres en 1948.

La leçon ne semble pas avoir été apprise. Nasrallah, le leader du Hezbollah a fait, en août 2006, très exactement le même appel au départ: il exigeait que les Arabes vivant dans la région de Haïfa quittent d'urgence leurs domiciles plutôt que de subir les bombardements du Hezbollah.

Un élément mis de côté


Mais, en 1948, le scénario ne se déroula pas comme les dirigeants arabes l'avaient prévu.

Tout d'abord, plusieurs milliers d'Arabes, chrétiens et musulmans, druzes et autres, refusèrent d'écouter ces voix étrangères: ils restèrent sur place. Eux et leurs descendants sont aujourd'hui un million deux cent mille citoyens de l'État d'Israël, soit près de 20 % de sa population. C'est le premier aspect de la «Nakba» que les rhéteurs supposés pro-palestiniens mettent systématiquement de côté dans leurs prétendues démonstrations.

Ensuite et surtout, contre toute attente, les Israéliens ont battu les cinq armées arabes. Un expert militaire français de l'époque, prédisait, sans que d'ailleurs cela émeuve concrètement aucun État de cette Europe où l'on venait de découvrir les camps d'extermination nazis, «les Juifs sont foutus».

Présence et culture


Il est un deuxième aspect tout aussi important: l'autre «Nakba», celle subie par les Juifs vivant dans les pays arabes. 900 000 Juifs vivaient après la Seconde Guerre mondiale dans les pays aujourd'hui membres de la Ligue arabe. De ces 900 000 Juifs il ne reste pratiquement rien, sinon quelques milliers, surtout au Maroc. Rien de leur présence physique, rien de leur culture: des synagogues dévastées, des cimetières en ruine. Leur longue et fertile histoire est entièrement passée sous silence par les manuels d'histoire officiels des pays arabes.

Les Juifs se sont établis dans ces pays des siècles avant l'invasion arabo-musulmane du VIIe et VIIIe siècle. Sur un plan ethnique, le Maghreb a été -- faut-il le rappeler? -- berbère (amazigh), punique, romain et même germain (vandale) avant d'être arabe. Sur un plan religieux, il a été animiste, polythéiste, juif et chrétien longtemps avant d'être musulman.

Le petit royaume judéo-berbère établi autour de Bougie (dans l'actuelle Algérie) résista 70 ans à l'invasion arabo-musulmane, en particulier sous la conduite d'une femme, la Kahena.
Les Juifs avaient établi une communauté en Tunisie depuis sans doute des millénaires sur l'île de Djerba. Que dire de ceux d'Égypte, présents au moins depuis l'époque grecque? Et des Juifs de l'actuelle Irak, qui y furent transplantés après la destruction du premier Temple de Jérusalem, soit six siècles avant l'ère chrétienne et qui y vécurent jusqu'aux persécutions du Baas!

Pogroms


Les pogroms, en particulier ceux de 1945 à Constantine (Algérie) ou celui de Bagdad commis à l'instigation du Mufti de Jérusalem, Al-Husseini avec les encouragements de ses alliés nazis, ont fait prendre les menaces antisémites très sérieusement par les communautés juives. Ces pogroms se situent dans une tradition des pogroms antisémites (mais aussi antichrétiens) à travers l'Empire ottoman.

Les juifs qui ont quitté le monde arabe dans les années 1950-60 ont été pour la plupart obligés d'abandonner leurs biens avec l'active complicité des institutions judiciaires locales. Ils ont trouvé refuge principalement en Israël, mais aussi en France et au Canada. Ils ont pu retrouver là des occasions de développement et une vie normale, malgré une profonde déchirure personnelle et collective.

Aucun d'eux n'est aujourd'hui à la charge des programmes sociaux des Nations unies. Ils n'ont pas alimenté de partis totalitaires et ne commettent pas d'attentats suicide. C'est sans doute parce qu'ils ne se sont pas livrés à la politique du pire que l'expulsion et le dépouillement sans scrupules dont ils ont été victimes sont systématiquement oubliés.

Il y a aujourd'hui un million deux cent mille arabes (musulmans et chrétiens) sur la terre d'Israël, soit deux fois plus que le nombre de ceux qui en sont partis. En revanche, s'il faut le redire, il n'y a plus de Juifs dans les pays de la Ligue arabe. Il est grand temps que l'on rende justice à ces Juifs déracinés de leurs terres ancestrales. Qui le fera?


Pierre Lévy, Professeur à l'Université d'Ottawa
Jean-Charles Chebat, Professeur à HEC-Montréal
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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 21:29

الرئيس بوش واعتبار إسرائيل دولة يهودية
 
 

توفيق المديني
كانت الولايات المتحدة الأميركية منذ نهاية الحرب العالمية الأولى هي المتحكمة في حجم الهجرة اليهودية إلى فلسطين، وليس الحركة الصهيونية، وليس «الحنين التاريخي» لليهود لفلسطين، وبالتأكيد ليس قدرة الحركة الصهيونية على بيع أفكارها عن «الانبعاث القومي» و«القومية اليهودية».
الحقيقة أن الولايات المتحدة ليست دولة لا سامية ولا هي دولة خاضعة للنفوذ اليهودي. ونجاح المشروع الصهيوني، في خلق آلة عسكرية ضخمة، تهيمن على منطقة الشرق الأوسط، هو رغبة استعمارية بالأساس، وليس رغبة يهودية. ولكن بما أن المادة البشرية الوحيدة الصالحة للاستعمال هي المادة البشرية اليهودية، وعلى وجه الخصوص ذلك الجزء منها المقيم في أوروبا الشرقية، فقد توجب على بريطانيا أولاً وعلى الولايات المتحدة من بعدها، أن يتخذا هذه السياسة المتناقضة في ظاهرها والمنسجمة والمتماسكة في حقيقتها، وهي سياسة قفل الأبواب في وجه المهاجرين اليهود القادمين من شرقي أوروبا، وإعلان تأييدهما لإقامة الدولة اليهودية. ويترافق ذلك كله مع ترويج الكتب المعادية للسامية، ضمن الحدود التي تخدم رغبة هاتين الدولتين الاستعماريتين في الهيمنة على المنطقة العربية، مع عدم السماح، للأفكار اللاسامية أو لمعاداة اليهود في كلا البلدين بتهديد المواطنين اليهود في كلا البلدين.
هذا من حيث التاريخ، أما في الوقت الحاضر، فإن الرئيس جورج بوش الذي يبحث عن تحسين صورة مرفوضة داخلياً ومشوهة خارجياً، بحث في ملفات الأب القديمة ووجد ضالته في الصراع العربي– الصهيوني ليلعب مجدداً على أوتاره علها تعزف لحن السلام.. فبوش الابن انحاز بامتياز إلى جانب إسرائيل على حساب الحقوق العربية على مدى القسم الأكبر من ولايتين رئاسيتين. وتعتبرالادارة الاميركية الحالية من أكثر الإدارات منذ نشأة الولايات المتحدة التي تفضل المصلحة الاسرائيلية على المصلحة الأميركية، وهذا ما سجلته دراسة هارفارد الشهيرة الصادرة في مارس 2006 وهو ما لايمكن المجادلة فيه.
وفضلا عن ذلك، فإن الرئيس بوش لايمكن أن يعلن عن أي شيء يتعلق بالمنطقة دون التنسيق مع إسرائيل، وهو لايمكن أن يتخذ مواقف تتعارض مع المواقف الإسرائيلية.وكان الرئيس بوش أطلق مبادرة في 24 يونيو 2002، ترتكز على إقامة دولتين، فلسطين وإسرائيل، تعيشان جنباً إلى جنب بسلام، ولكن بوش هو أيضاً في المقابل أول زعيم دولة كبرى ذات دستور علماني يعتبر إسرائيل دولة يهودية، أي قائمة على أساس الدين، وتعتبر أن حدودها هي الحدود التوراتية، وأن سكانها يجب أن يكونوا جميعاً من اليهود. وفضلا عن ذلك، فإن سياسته اللاحقة تخلت عملياً عن خريطة الطريق التي كانت من المفترض أن تعيد الفلسطينيين وإسرائيل إلى طاولة المفاوضات، وأصبحت مؤيدة بإطلاقية لشارون ومن بعده أولمرت.
إن الرئيس بوش الذي ردّد مرارًا رؤية الدولتين في المنطقة واستصدر لذلك قرارًا من مجلس الأمن بهذه الرؤية لم يفِ بأي وعد، وانه وظف هذه الرؤية للتغطية على الدعم الأعمى لإسرائيل ومساعدتها على إبادة الفلسطينيين. ولذلك فإن حديثه عن الدولة الفلسطينية، الذي يتفق في الإخراج المسرحي مع الموقف الإسرائيلي، ليس إلا من قبيل الاستمرار في دغدغة مشاعر شعب مدرك بحاسته أنه يسير نحو الهاوية، وأن مجرد بقائه على قيد الحياة ليس مضمونا ناهيك عن أن يكون هذا البقاء في حدود دولة خاصة به.
الحكومة الإسرائيلية جندت كل الأقلام من أجل الدفاع عن فكرة «دولة اليهود». وكتب المستشار السابق لشارون دوف فايسغلاس مقالة في صحيفة «يديعوت أحرونوت» يذكر فيها أن الرئيس جورج بوش كتب إلى شارون في نيسان (أبريل) 2004 يقول فيها: «واضح أن حلاً مناسباً لمشكلة اللاجئين الفلسطينيين سيتوفر من خلال إقامة دولة فلسطينية وتوطين اللاجئين في داخلها وليس في دولة إسرائيل». ويزعم هذا المستشار أن القبول بقرار حق العودة معناه إحداث خلل في الميزان الديموغرافي بحيث يصبح اليهود أقلية في دولة تضيع طبيعتها اليهودية. وعندما وافق الرئيس بوش على حق المحافظة على الطبيعة اليهودية لـ«إسرائيل»، كان يرفض قرار حق العودة للاجئين الفلسطينيين.
وفي مقالة أخرى كتبها عاموس غلبوع في «معاريف»، حرص على التذكير بأن الرئيس الأميركي أشار في مؤتمر العقبة (2003) إلى طبيعة الدولة «الإسرائيلية»، وقال في كلمته إنه يأمل «بوجود دولة فلسطينية ديموقراطية، تعيش باستقرار الى جانب دولة يهودية آمنة». كذلك أكد الرئيس الفرنسي ساركوزي أثناء استقباله الوزيرة ليفني: «إن دولة إسرائيل هي دولة قومية للشعب اليهودي».
لقد طرح الرئيس بوش رؤيته حول الدولتين، في ذروة تحالفه المطلق مع رئيس الوزراء الصهيوني السابق آرييل شارون، الذي كان يخوض حرب إبادة حقيقية ضد الشعب الفلسطيني، وفي وقت كان في أمَسِّ الحاجة لدغدغة المشاعرالعربية حول دولة فلسطينية مؤقتة، بهدف إغواء العالم العربي، وهو يستعد لغزو العراق في بداية سنة 2003، بوصف غزوالعراق هذا،والقضاء عليه كقوة عربية رئيسية على الأقل محسوبة على مجمل القوة العربية تقريبا، مثل أكبر نصر استراتيجي للهيمنة الإسرائيلية في المنطقة. وسبق أن تعهدالرئيس بوش، بأن يتم الإعلان عن الدولة الفلسطينية في بداية عام 2005، أي في نهاية ولايته الأولى، غير أنه لم يلتزم بتنفيذ تعهده. وفاجأ الجميع بعد فوزه في انتخابات الإعادة بتأجيل الإعلان عن هذه الدولة إلى العام 2009، أي بعد انتهاء ولايته الثانية وخروجه من البيت الأبيض!!
وكان الرئيس بوش سلم شارون في واشنطن يوم 14 أبريل 2004 وثيقة الضمانات الشهيرة التي نقلت الموقف الأميركي من القضية نقلة نهائية لصالح إسرائيل استخفافًا بكل قواعد التسوية الوهمية في نطاق ما يسمى بالشرعية الدولية. وهي الوثيقة التي عبرت عنها صحيفة الواشنطن بوست برسم كاريكاتوري يوم 15 نيسان (أبريل) بأنها صك التوقيع على بياض الذي سلمه الحمار( بوش) إلى الخنزير ( شارون).. ووفقا لهذا الرسم المعبر تقول الوثيقة باختصار أن ما تقوم به إسرائيل على الأرض هو الذي يرسم خطوط التسوية على عكس الصيغة السابقة القائلة بأن الأمر الواقع لايغيّر قواعد التسوية السياسية والقانونية. وإذا نسي بوش هذه الوثيقة تكفّل سفيره (اليهودي) في إسرائيل (السفير الأميركي السابق في القاهرة) بتذكيره علناً، كما حدث في مرات سابقة، خاصة بعد أن ألفت الإدارة الأميركية أن من حق سفرائها اليهود تغليب الإنتماء اليهودي على الولاء السياسي لبلد الجنسية الأميركية، فهم يهود أكثر من كونهم مبعوثين للإدارة الأميركية، والشاهد على ذلك تجسس السفير الأميركي في إسرائيل ضد حكومته، فكانت مكافأته تعيينه مساعدا لوزيرة الخارجية مادلين أولبرايت.
بوش سبق لشؤون الشرق الأوسط
في استفتاء نظمه «مركز ابحاث الأمن القومي الإسرائيلي»، أظهر أن 63 في المئة من السكان يؤيدون حل «الدولتين لشعبين». واستغلت حكومة أولمرت هذه النتيجة لتعلن أن الكلمة المركزية في هذه الصيغة هي كلمة «لشعبين». ثم طالبت الفلسطينيين بضرورة الاعتراف بـ«إسرائيل» دولة خاصة بالشعب اليهودي، واتبع أولمرت هذه الحملة بخطاب حدد فيه رؤياه لنتائج «مؤتمر أنابوليس»، فقال: «هدفنا هو التوصل إلى تحقيق رؤية الدولتين... دولة الشعب اليهودي، «إسرائيل».. ودولة الشعب الفلسطيني، فلسطين».
ويعترف الباحث الإسرائيلي يهودا مائير بأن صيغة «دولتين لشعبين» تلغي تلقائياً حق عودة اللاجئين، لكونها تحدد هوية السكان وانتماءهم الديني- العنصري. ومثل هذا التعريف لا يلغي حق العودة لأكثر من خمسة ملايين فلسطيني فقط، وإنما يعطي «إسرائيل» حق النقاء العنصري، بل حق طرد مليون ونصف المليون فلسطيني يعيشون داخل«إسرائيل». ولهذه الغاية أمر شارون ببناء جدار الفصل كخطوة أولى لإخراج العنصر العربي وتحويل «دولة اليهود» الى غيتو كبير.
كاتب من تونس

صحيفة أوان (يومية كويتية)الأربعاء, 14 مايو
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