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Tunis confirme son refus d'une mission de la FIDH accusée de "partis pris"
AFP, mercredi 23 avril 2008
TUNIS - Les autorités tunisiennes ont confirmé mercredi l'interdiction d'une mission de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), estimant que l'organisation faisait preuve de "partis pris systématiques" contre la Tunisie.
"L'attitude de la FIDH est marquée par ses partis pris systématiques contre la Tunisie, sa sélection arbitraire et orientée des membres de la société civile avec lesquels elle collabore, ainsi que des thèmes qu'elle juge subjectivement utiles à aborder", a-t-on indiqué de source officielle à Tunis.
Tunis reproche aussi à la FIDH "ses attaques injustifiées contre le pays et le refus de prendre en considération les points de vue des autorités" et juge "inacceptable qu'une ONG comme la FIDH s'arroge unilatéralement le droit de fixer la date et l'objet de son déplacement en Tunisie".
La FIDH avait dénoncé mardi l'interdiction "pour la deuxième fois en six mois" d'une mission que l'organisation entendait mener en Tunisie en vue des élections présidentielles de 2009.
Cette mission, emmenée par la vice-présidente de l'organisation Amina Bouayach et le président d'honneur de la Ligue française des droits de l'Homme (LDH) Michel Tubiana, comptait se rendre à Tunis le 20 avril "afin d'y rencontrer les autorités tunisiennes dans le cadre d'échanges sur la préparation des échéances électorales de l'année 2009".
"Le ministère tunisien de l'Intérieur a informé la FIDH en date du 16 avril que la +mission de la FIDH était indésirable+ et que ses chargés de mission seraient refoulés à leur arrivée à l'aéroport de Tunis", avait déploré l'organisation dans un communiqué.
Les autorités tunisiennes ont en outre évoqué leur "coopération avec de nombreuses ONG internationales des droits humains", sans les identifier, affirmant que leurs délégués "visitent le pays, y mènent leurs activités et entreprennent leurs contacts en toute liberté et en toute indépendance".
La FIDH entretient une étroite collaboration avec la Ligue tunisienne de défense des droits de l'Homme, paralysée par une crise politico-judiciaire et interdite de tenir son congrès initialement prévu en septembre 2005.